Le travail de l’éducateur spécialisé en confinement

Le travail de l'éducateur spécialisé en confinement

Face au confinement, les adolescents seraient plus enclins à la désobéissance. Bila, éducateur spécialisé dans un centre d’aide à la jeunesse, peine à y faire respecter l’ordre.

Il semblerait que les jeunes, fatigués du confinement, deviennent de plus en plus indisciplinés. Pour Bila, éducateur spécialisé, la crise sanitaire a compliqué son travail. Le manque de personnel n’arrange pas la situation.

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“Il voulait absolument fumer, mais il n’a que 13 ans”

En réaction au confinement, certains adolescents auraient tendance à enfreindre les règles. "Lundi soir, un jeune voulait absolument fumer. Mais il a 13 ans et n’a donc pas l’âge. Un autre a refusé de retourner dans sa chambre à 22h alors que l’heure prévue est 21h", raconte Bila sur la RTL. Parfois, l’éducateur doit employer les grands moyens : “Ce soir-là, j’ai dû physiquement arrêter un jeune qui ne voulait pas respecter le cadre.” Malgré les distances sociales, les jeunes sont tout autant agités lors des repas.

Un autre problème est apparu depuis la crise, celui de l’enseignement. Beaucoup sont déscolarisés tandis que les cours donnés à distance affaiblissent le lien avec l’école. Les difficultés sont aussi aggravées par le manque de personnel : "Quand il y a un absent, on peut se retrouver seul pour 16 à 20 enfants, par exemple", déclare Bila au micro de la RTL.

Une reconnaissance du secteur

Le secteur de l’Aide à la jeunesse et de l’Accueil de l’enfance demande à être plus reconnu. Alors que les gouvernement fédéral et régionaux ont octroyé une prime d’encouragement au personnel des soins de santé pour la fin d’année 2020, les travailleurs de l’Aide à la jeunesse et de l’Accueil de l’enfance, en première ligne aussi, n’ont rien reçu. Contre l’absence de prime, les syndicats avaient mené une grève le jeudi 17 décembre. Ils y critiquaient aussi le faible budget de 8 millions en 2021 pour la revalorisation des professions dégagé par la Fédération Wallonie-Bruxelles.

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