Plan "droits des femmes" adopté : un nouveau pas pour l’égalité

Plan

Pour la législature à venir, la Fédération Wallonie-Bruxelles vient d’adopter son plan “droits des femmes” ce jeudi 17 septembre 2020. Prévention, déconstruction des stéréotypes, baromètre de la place des femmes, budgets genrés, de quoi combattre un peu plus les inégalités !

Le 7 janvier 2016, la Fédération Wallonie-Bruxelles adoptait un décret visant à intégrer la dimension de genre dans toutes ses politiques. Il exigeait notamment la mise en place de mesures concrètes pour lutter contre les discriminations sexistes. Dans cette lignée, Bénédicte Linard, la ministre en charge des droits des femmes, vient de dévoiler son plan d’action.

Prévenir, déconstruire, représenter, concilier : quatre axes pour l’égalité

Dès le mois de mars, 178 organisations spécialisées ont collaboré avec la Fédération. L’objectif ? Un plan concret qui répond au mieux aux expériences de toutes les femmes. Quatre axes ont donc été définis :

  • Lutter contre les violences faites aux femmes.
  • Déconstruire les stéréotypes et agir sur les représentations.
  • Assurer une meilleure représentation des femmes dans tous les secteurs professionnels, à tous les niveaux, dans les instances de décision comme dans les postes à responsabilités.
  • Faciliter la conciliation entre la vie privée et la vie professionnelle.

Si les budgets genrés ou la sensibilisation faisaient déjà partis du programme politique, quelques mesures inédites ont été annoncés.

  • L’aide aux victimes de violences sexistes va être renforcée, surtout en matière de cyberharcèlement.
  • La Fédération souhaite poursuivre la déconstruction des stéréotypes de genre, mais ce dès la petite enfance.
  • Pour la culture, où les femmes sont largement moins représentées, un baromètre de la place des femmes sera mis en place. Un décret devrait aussi venir prochainement pour assurer une égale présence des genres dans les directions des instances culturelles.
  • La responsabilité des enfants, qui pèse plus largement sur les femmes, sera elle aussi prise en charge. La Fédération va rendre plus accessible les milieux d’accueil et les activités extrascolaires. L’objectif est d’aider concrètement les femmes à concilier leur vie professionnelle avec leur vie privée, sans qu’elles aient à faire de sacrifice.

Un comité de suivi pour une bonne effectivité

Pour les cinq prochaines années, un comité de suivi va être mis en place afin de veiller à la mise en œuvre des actions. Avec 24 membres et une parité respectée, il inclura des représentants du gouvernement, de la COCOF, mais aussi 8 membres de la société civile. Jusqu’au 11 octobre 2020, les candidatures pour ces derniers sièges sont donc ouvertes à toute personne avertie et motivée.
En ouvrant le comité à la société civile, la Fédération Wallonie-Bruxelles reconnait l’importance de chaque vécu en matière de discrimination sexiste. En évaluant les mesures à établir et en veillant à l’accessibilité de l’information sur le genre, chaque membre pourra contribuer aux solutions. Toute expérience est la bienvenue : que cela concerne les violences conjugales, les violences sexuelles ou encore les mutilations génitales féminines, toute dimension des droits des femmes sera intégrée au plan gouvernemental.



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