Plus de précision sur la réforme des intégrations scolaires

Plus de précision sur la réforme des intégrations scolaires

Suite à la pétition de professionnels concernant la réforme de l’enseignement spécialisé, la ministre de l’Education, Caroline Désir, a apporté quelques précisions sur le système des pôles territoriaux.

Lors de la commission de la Fédération Wallonie-Bruxelles du 19 janvier 2021, les députés ont fait part de l’inquiétude de certains professionnels spécialisés vis-à-vis de la réforme des intégrations scolaires. Ces experts, qui s’occupent d’enfants souffrant d’une déficience visuelle, ont signé une pétition car d’après eux, cette réforme priverait ces enfants de l’égalité des chances sur le plan éducatif. En outre, ils craignent ne plus avoir contact avec eux et ne plus avoir accès au matériel pédagogique. Voici la réponse de la ministre Désir.

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Même type d’encadrement mais dispositif différent

Des coordonnateurs, responsables des pôles territoriaux, auront un pot de périodes qui permettra la prise en charge des élèves à besoins spécifiques. L’enfant présentant une déficience visuelle, auditive ou motrice sera suivi par “un personnel spécialisé dans la prise en charge des troubles sensorimoteurs” selon la ministre. Si l’accompagnement par l’équipe pluridisciplinaire du pôle ne suffit pas, “le pôle fera appel à une école d’enseignement spécialisé qui dispose des ressources nécessaires”, a affirmé la ministre.

Quant aux modalités d’accompagnement, elles seront définies selon les besoins spécifiques de l’enfant. A cet effet, un système d’échelles élaboré par un groupe de travail est en cours de construction. Ce groupe se compose d’experts issus du terrain et d’acteurs de la prise en charge, a indiqué la ministre.

Dissiper les doutes par la communication

Les députés ont posé plusieurs questions liées à la période transitoire (phasing out) de la réforme au niveau de la durée, des mesures et de l’organisation actuelle. A ce sujet, la ministre n’a pu apporter de réponses précises car elle doit attendre la fin des négociations de l’avant-projet de décret.

Les députés ont tout de même encouragé la ministre à communiquer les informations disponibles pour apaiser les craintes du secteur. “Une prise de contact avec les pétitionnaires serait la bienvenue afin de leur préciser les réponses déjà disponibles aujourd’hui”, a recommandé Jean-Philippe Florent (Ecolo). La ministre pourrait aussi “indiquer ce qui ne sera pas.” selon Marie-Martine Schyns (cdH). “Vous pourriez aussi expliquer les garanties que vous pouvez donner à tous ceux qui sont concernés.”

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