Un million d'euros pour soutenir les femmes victimes de violences conjugales

Un million d'euros pour soutenir les femmes victimes de violences conjugales

Pendant le confinement, le nombre d’appels pour dénoncer des faits de violences conjugales est monté en flèche. Dans ce contexte, la secrétaire d’État à l’Égalité des genres, Sarah Schlitz, a annoncé à l’agence Belga qu’un million d’euros a été dégagé afin de venir en aide aux femmes victimes de violence.

Les plaintes pour violences intrafamiliales sont en hausse depuis la crise sanitaire, et les centres d’hébergement pour femmes battues sont plus que jamais sollicités. Ainsi, la somme d’un million d’euros sera accordée à 27 de ces structures réparties dans les trois Régions.

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Une aide financière pour les structures d’accueil

"Il était primordial pour moi de soutenir ce type de structure, avec les confinements successifs, les violences intrafamiliales ont explosé, beaucoup de femmes n’étaient plus en sécurité dans leur propre foyer et n’avaient d’autre choix que de fuir. Les auteurs de ces violences jouissent bien souvent d’une intolérable impunité", a expliqué Sarah Schlitz à l’agence Belga.

"Je tiens à saluer le travail colossal qu’effectuent quotidiennement les travailleuses et travailleurs de ces structures d’accueil, les mesures sanitaires ont rendu leur quotidien particulièrement éprouvant et la lutte contre les violences psychologiques, physiques ou économiques envers les femmes reste une priorité absolue de mon mandat", a-t-elle ajouté.

Au total, le gouvernement fédéral a accordé 75 millions d’euros pour aider les personnes fragilisées par les conséquences sociales et économiques de la crise. Parmi les mesures prises, ‘’une attention particulière a été portée aux victimes de violences, encore plus isolées et vulnérables en période de confinement", a souligné la ministre de l’Intégration sociale Karine Lalieux à l’agence Belga.

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Mon rôle en tant que témoin de violences conjugales

Afin d’enrayer ce fléau, il faut garder les yeux ouverts, être solidaire les uns envers les autres et ne surtout pas hésiter à agir en conséquence.

"Il faut être attentif, et je pense que c’est ça le message aujourd’hui. D’être attentif et de ne pas fermer les yeux. On est capable de dénoncer aujourd’hui quand les voisins reçoivent des gens à la maison parce qu’ils ne sont pas dans les normes par rapport à ce qui se passe aujourd’hui, mais par contre, on ferme les yeux et on ferme la bouche quand on entend qu’il y a de la violence. C’est là qu’il faut que les choses changent et que les gens apprennent aussi à dire : c’est interdit, c’est puni, et en tant que citoyen, je vais aussi pouvoir dénoncer les choses pour aider les autres" explique Carole, assistante sociale dans un centre d’hébergement pour femmes à l’agence Belga.

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