Bachelier en soins infirmiers : les inscriptions ont diminué de 9 %

Bachelier en soins infirmiers: les inscriptions ont diminué de 9 %

Le bachelier en soins infirmiers attire de moins en moins d’étudiants. Cette année, en comparaison de la rentrée 2018/2019, une baisse d’environ 9 % du nombre d’inscrits a une nouvelle fois été observé. Cette tendance à la baisse alarmante est également constatée du côté du brevet d’infirmier dans la filière d’enseignement de promotion sociale, organisé en trois et demi.

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« En comparaison à l’année dernière, nous observons une baisse d’environ 9 % du nombre d’inscrits en première année d’études », a dévoilé Valérie Glatigny, ministre de l’Enseignement supérieur et de l’Enseignement de promotion sociale, en réponse à une question de la députée PS Isabelle Emmery, posée en commission du parlement de la Communauté française.

Depuis que le bachelier en soins infirmiers est passé de trois à quatre ans, une baisse régulière des inscriptions est observée. Un phénomène qui va crescendo au fur et à mesure des années. Ainsi, selon la ministre, « de 2015 à 2017, soit durant les premières années d’existence du nouveau bachelier en quatre ans, on observe une diminution de 4,6 %. De 2016 à 2018, le nombre d’inscriptions connaît une baisse de 4,8 %, pour atteindre les 9,2 % entre 2017 et 2019. L’augmentation est donc patente. »

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Un taux d’abandon élevé aussi…

Cette rentrée 2019/2020 n’a malheureusement pas échappé à cette tendance à la baisse pour le moins inquiétante. Ainsi, comme expliqué par Valérie Glatigny, les données provisoires (elles doivent encore être validées par l’Académie de recherche et d’enseignement supérieur) signalent une diminution de 9 % des inscriptions à ce cursus. « L’analyse menée par la commission technique des professions paramédicales souligne que ces baisses enregistrées concernent principalement les étudiants en réorientation ou en reprise d’un cycle d’études et, de manière plus modérée, les étudiants tout juste sortis de l’enseignement secondaire », a expliqué l’élue MR. Notons également que la commission a également observé un taux d’abandon élevé. Un phénomène qui touche en premier lieu des cours réservés aux étudiants de l’enseignement secondaire supérieur.

Le brevet d’infirmier dans la filière d’enseignement de promotion sociale organisé en trois et demi n’est également pas épargné par cette perte d’attractivité de la profession. Il est, en effet, également, touché par un désintérêt des étudiants. « Nous y constatons également une érosion régulière des inscriptions, mais rien ne permet d’établir un lien de cause à effet entre cette baisse des inscriptions au brevet et les inscriptions enregistrées dans la filière organisée en enseignement supérieur », a tenu à rappeler la ministre. Et de conclure : « Les conditions de diplôme pour accéder au bachelier sont plus élevées, car il s’agit d’un enseignement supérieur de type court, tandis que le brevet de promotion sociale relève du niveau de l’enseignement secondaire supérieur. »

Ces chiffres dévoilés en commission du parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles ne sont pas du tout rassurants, surtout vu la pénurie qui s’installe actuellement dangereusement au sein des hôpitaux belges. Il est donc grand temps de trouver des solutions pour endiguer ce phénomène et pour offrir aux professionnels de la santé des conditions de travail optimales. Il y a urgence.

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