Bientôt une "Maison de l'Adolescent" à Namur

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Une « Maison de l’Adolescent », ou MADO, devrait bientôt voir le jour à Namur, après une phase test qui débutera dès le mois de septembre. Cette maison sera destinée à tous les jeunes entre 11 et 25 ans et regroupera différents services comme : l’accompagnement, l’orientation, le conseil...

Il est parfois difficile de s’y retrouver au milieu de tous ces organismes dans le secteur de l’Aide à la Jeunesse. Les services jeunesse sont en effet très spécialisés. Eviter les amalgames, fournir un accompagnement de qualité et orienter un jeune peut alors sembler une épreuve, même pour les professionnels. C’est dans cette démarche que la province de Namur, en collaboration avec ses partenaires, va ouvrir une « Maison de l’Adolescent » (MADO). L’objectif : offrir aux jeunes un endroit où ils peuvent parler de n’importe quel problème, comme la sexualité, la drogue, les difficultés financières... Avant d’être réorientés vers les services adéquats.

Une phase test sera lancée dès la rentrée de septembre jusqu’en décembre 2018, pour une ouverture en début d’année prochaine, idéalement.

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Un service individuel pour les jeunes

La MADO de Namur se situera dans le pôle associatif partagé par l’asbl AMO. Sous forme d’un guichet unique, elle va réunir en un même endroit différents services spécialisés en lien avec l’adolescence. Le but de la MADO est de fournir de manière inconditionnelle, anonyme et sans contrainte un soutien individuel et une réorientation vers des services adaptés aux jeunes âgés de 11 à 25 ans. De plus, l’accueil propose des heures d’ouverture adaptées à ces jeunes.

Pour Anne-Sophie Fontaine, une des coordinatrices, interrogée par la RTBF, un des objectifs de la MADO est de simplifier l’organigramme des services d’AIJ : "C’est souvent au jeune lui-même d’aller frapper aux bonnes portes. S’il a des questions plutôt liées à sa formation, ou médicales… il devra aller voir tel type d’intervenant. Et finalement, parfois, c’est tellement compliqué de savoir à quelle porte frapper, qu’il n’y va plus ! Et nous, on veut accompagner cette transition entre la minorité et la majorité", déclare-t-elle à la RTBF.

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Comment fonctionnera la MADO ?

Un conseiller généraliste accueillera le jeune, et dressera avec lui son bilan situationnel, pour ensuite l’orienter vers un service de première ligne adéquat. "Une jeune fille par exemple qui rencontre des difficultés avec son petit copain peut venir poser des questions. Au bout d’un ou deux rendez-vous, on va l’orienter vers un centre de planning familial. Peut-être que six mois plus tard, elle reviendra nous voir parce qu’elle a des soucis d’insalubrité dans son kot… En fonction des besoins du jeune dans son parcours de vie, il peut venir les déposer à la Maison de l’Adolescent", explique Anne-Sophie Fontaine.

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Un partenariat entre Région et communauté

Ce projet a été initié par l’asbl AMO avec le soutien de plusieurs partenaires de la Province de Namur, comme la Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB) et le secteur de l’aide à la jeunesse. Avant de se lancer dans une expérience-pilote, une étude de faisabilité a été réalisée en janvier dernier. Plusieurs acteurs du secteur social, de l’aide à la jeunesse, de la santé, de l’orientation ou de l’insertion professionnelle ont participé à cette étude. Cela a permis d’organiser la mise en place de la MADO.

Pour ce projet, la FWB verse un subside annuel de 50.000 euros à la Province de Namur dans le but d’engager un coordinateur. Ce dernier doit prochainement créer une équipe pluridisciplinaire afin de lancer l’expérience-pilote en septembre 2018.

La rédaction



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