Vers des structures innovantes pour l’Aide à la Jeunesse

Vers des structures innovantes pour l'Aide à la Jeunesse

La Maison de l’adolescent (MADO) de Mons a été inaugurée début mai par le ministre en charge de l’Aide à la Jeunesse en Fédération Wallonie-Bruxelles, Rachid Madrane. Le projet, financé par le ministre, est porté par le CPAS de Mons. Suite au refinancement du secteur en janvier dernier, de nombreux autres projets sont aussi à prévoir.

Les Maisons de l’adolescent, ou MADO, sont des structures particulières dans le paysage de l’Aide à la Jeunesse. Pour le moment, il en existe 3 en Fédération Wallonie-Bruxelles, la dernière née étant la MADO l’EquipAJ de Mons. Il s’agit d’un projet du ministre en charge de l’Aide à la Jeunesse, Rachid Madrane, qu’il a aussi financé. C’est le CPAS de Mons qui s’occupera de sa gestion. Grâce à l’accord de refinancement de l’Aide à la Jeunesse qui a été conclu entre Rachid Madrane et Alda Greoli, la ministre en charge de la santé mentale et du handicap en région wallonne, de nombreux projets devraient pouvoir voir le jour. De nouvelles MADO devraient donc être créées, ainsi que des centres d’observation et d’orientation spécifique (COO).

Inauguration de la MADO de Mons

Le ministre Rachid Madrane a inauguré la MADO de Mons, qu’il a financée à hauteur de 225.000€. Cette subvention couvre les frais de fonctionnement, ainsi qu’un cadre de 4.5 équivalents temps plein (ETP), en attente d’un agrément définitif. La MADO l’EquipAJ est ainsi en place depuis le 28 mars et aide chaque jour les jeunes, les parents et les professionnels à obtenir des informations. Son objectif est ainsi d’orienter les jeunes vers les services adaptés, afin d’éviter qu’ils ne se perdent entre les nombreux services de l’Aide à la Jeunesse.

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Vers de nouveaux projets

Avec le refinancement de l’Aide à la Jeunesse, de nouveaux projets vont aussi pouvoir être développés. C’est le cas par exemple des centres d’observation et d’orientation spécifique (COO) qui vont prendre en charge des mineurs entre 12 et 18 ans, qui trouvent difficilement leur place dans les organisations existantes, en raison de problèmes multiples qui viennent s’ajouter aux difficultés relevant de l’Aide à la Jeunesse. Il peut s’agir de troubles de la santé mentale ou encore de handicap par exemple. A Bruxelles, un service de gestion de crise a d’ailleurs été mis en place pour répondre à ces situations particulières.

Le premier COO sera lancé à Mons en septembre prochain, et sera, comme la MADO, géré par la Cité de l’Enfance. Il hébergera uniquement des filles : jusqu’à 10 adolescentes pour des courtes durées, de 6 mois maximum. "Cela signifie que dans ce laps de temps, il faudra avoir dégagé une solution pour elles. L’observation fine et attentive de leur cas permettra de dire quelle structure est la mieux adaptée pour chacune : un établissement de santé mentale, d’aide à la jeunesse ou encore un hébergement accueillant des personnes souffrant d’un handicap. Ce COO va permettre ce temps d’arrêt indispensable pour analyser en profondeur leur cas complexe", explique Marc Barvais, président du CPAS de Mons, au Soir. Un autre COO pour garçons devrait ouvrir d’ici la fin de l’année 2018, probablement à Tournai.

Le ministre Madrane prépare en collaboration avec le cabinet d’Alda Greoli la création d’un nouveau type d’établissements pour prendre en charge les mineurs qui présentent des troubles psychiques et qui ont commis des faits qualifiés infractions (FQI). En effet, dans le nouveau Code de l’Aide à la Jeunesse, il est prévu que les IPPJ puissent refuser ces adolescents dits "inclassables", le personnel n’étant pas forcément formé à leurs pathologies.

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Les MADO, des structures à développer

La MADO de Mons est la troisième après celles de Charleroi et Liège. Mais le ministre Madrane ne compte pas s’arrêter là. Il souhaite ainsi pouvoir en compter 6 ou 7 avant la fin de la législature. A Bruxelles notamment, des études de faisabilité sont actuellement réalisées. Les MADO sont des structures particulièrement utiles puisqu’elles viennent en aide à des jeunes de 12 à 22 ans, en se concentrant particulièrement sur les 16-20 ans. En effet, c’est l’âge auquel les jeunes commencent à s’adresser à de nouveaux interlocuteurs comme les CPAS ou l’Onem par exemple, et sont donc souvent perdus. Les Maisons de l’adolescent disposent d’une approche multidisciplinaire qui leur permet de devenir de véritables référents jeunesse, aussi bien pour les jeunes que pour leurs parents ou les professionnels du secteur.

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La rédaction



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