CGSLB et Setca se rallient à la fronde blanche : grève le 20 juin !

CGSLB et Setca se rallient à la fronde blanche: grève le 20 juin !

« Cadences et charge de travail insupportable, coupes budgétaires, manque de personnel, normes d’encadrement datées, raccourcissement des durées de séjour, augmentation des épisodes aigus, conséquences sur la qualité des soins aggravant la charge psychosociale sont, autant d’éléments qui rendent le travail insoutenable ». Voilà ce qu’on peut lire dans les deux communiqués des syndicats CGSLB et Setca. Communiqués qui cherchent plus que jamais à alerter sur les conditions du personnel hospitalier.

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Les syndicats CGSLB et Setca ont déposés un préavis de grève à durée indéterminée qui prendra date le 20 juin. Dénonçant à leur tour la dégradation du système hospitalier, ils viennent grossir la grogne des blouses blanches. Une grogne, qui en cette période de vacuité politique après les élections, n’est pas sans stratégie. En effet, oubliée des débats politiques durant les élections, le secteur hospitalier souhaite plus que jamais se faire entendre.

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La solidarité du public au privé

« La réalité du personnel des hôpitaux privés n’est pas différente de celle du personnel des hôpitaux IRIS (secteur public) », estime dans son communiqué le syndicat libéral CGSLB.

Et pour cause, dans le privé comme dans le public, les syndicats sont d’accord pour dresser le même tableau obscur. Celui de la tragédie du monde hospitalier. Du sentiment d’abandon et de délaissement des services hospitaliers qui est, pourtant, un organe essentiel et vital.

Le syndicat libéral CGSLB et le syndicat de tendance socialiste Setca dénoncent également des conditions de travail provoquant plusieurs effets néfastes tels que l’augmentation de la charge de travail avec un personnel restreint. Ce même personnel qui, du fait de l’augmentation continue de cette surcharge de travail, tombe en burn-out. Mettant l’accent sur les coupes budgétaires, ils dénoncent la mise en place d’une logique de rentabilité et regrettent le pont fait entre santé et marché. « Les conditions de travail amènent une surcharge de travail qui ne cesse d’augmenter, cela devient insoutenable pour le personnel. L’intensification des actes, les normes d’encadrement datées, sans oublier les coupes budgétaires et le manque criant en personnel sont autant d’éléments qui rendent le travail intenable », dénonce le Setca.

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Les deux syndicats mettent également l’accent sur le fait que ce n’est pas seulement la profession qui est touchée, mais également les usagers qui pâtissent de la dégradation du service hospitalier.

Une grogne sonnant comme un appel à l’aide

La CGSLB souhaite que les travailleurs des hôpitaux puissent « retrouver le sens de leur engagement ». En effet, depuis lundi, cette rhétorique revient souvent. Celle de la perte de sens que la profession ressent et constate à force de voir l’aspect humain de leur métier dépérir. Une raison centrale, de sens, pour ces professionnels qui font souvent de leur métier la totalité de leur vie et de leur raison d’être. CGSLB comme Setca ont rejoint ce jour-ci la campagne des blouses blanches initiée par la CNE. Une démarche nécessaire pour un corps de métier qui peut difficilement se faire entendre. En effet pour le milieu hospitalier il est impossible de faire grève complètement faute de quoi la vie de plusieurs centaines de personnes risques d’être compromises.

B.T.

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