Commission paritaire des soins : un jeu de dupes dénoncé par la CNE

Commission paritaire des soins: un jeu de dupes dénoncé par la CNE

Face au double discours dont font preuve les politiques ainsi que les fédérations patronales depuis octobre 2017, date prévue de la mise en place de l’accord social Non-Marchand, les différentes organisations syndicales sont montées au créneau ce lundi 9 septembre. La CNE vient de publier son communiqué de presse, l’occasion d’en savoir un peu plus sur l’état des lieux.

La Commission paritaire des soins de santé s’est réunie lundi matin. De nombreux militants ont donc accueilli les représentants des organisations patronales pour montrer la gronde qui émane du secteur.

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Une réunion à multiples objectifs

L’objectif était d’obtenir la signature ou une avancée sur les différentes conventions collectives de travail signé il y a presque deux ans maintenant. Pour rappel, celles-ci portent sur :

- Le droit d’avoir un congé de trois week-end d’affilé pendant les vacances annuelles sans le devoir d’exécuter trois week-end d’affilé pour compenser.
- Une convention collective obligeant les hôpitaux à communiquer les données concernant la première phase de la mise en place des nouveaux barèmes. Dans le but de vérifier si l’argent adonné n’est pas utilisé à d’autres fins. En effet, les syndicats dénoncent depuis un moment le détournement du financement prévu pour le personnel à des fins de refinancement internes. Une demande de transparence est donc demandée sur les flux financiers. Pour éviter de prendre l’argent des travailleurs dans le but de refinancer les hôpitaux.

Il était également question d’obtenir un planning de discussion concernant les autres conventions collectives de travail avant la fin 2019. Au-delà de cela, il était question pour les syndicats ainsi que pour les professionnels du secteur d’être entendu et compris. Que le mal-être de la profession soit enfin pris en considération.

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Des refus….et maintenant ?

Les fédérations ont refusé les différentes demandes et repoussent une nouvelle fois les négociations. Les fédérations n’acceptent de négocier qu’après avoir discuté en groupe de travail sur le fonctionnement de la Commission paritaire. Les syndicats ont proposé la date du 12 octobre, finalement la première réunion aura lieu le 26 septembre et la deuxième le 14 octobre. Des dates qui ne laisse pas sans reproche les syndicats qui jugent le délai d’un mois sévèrement. Par-dessus tout, l’impression d’un dialogue de sourd en devient risible. Les questions évoquées ne trouvent aucune réponse. Les fédérations répondent aux questions en répondant aux questions que les arrangent selon la CNE.

Le Front commun des syndicats va soumettre un plan d’action dans l’une des premières actions est la journée nationale d’action du 24 octobre. Les acteurs visés par ce plan sont les fédérations patronales mais aussi le futur gouvernement fédéral. Le Front réclame au prochain gouvernement une hausse de budget pour casser ce cercle vicieux qui ne conduit qu’à des pénuries et une dégradation visible des conditions de travail. Les mouvements de contestations ne se font pas attendre, les blouses blanches relancent le « mardi des blouses blanches »

Finalement, le patient souffre autant que le secteur sous le regard des fédérations. En effet, les cadences, le manque de considération et d’avancées sur les conditions de travail de la profession conduit inévitablement à une répercussion sur la qualité des prestations. C’est pour toutes ces raisons que la CNE a déposé ce lundi 9 septembre un préavis de grève dans les institutions de soins.

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