Deux fois plus de familles d'accueil : c’est bien mais pas encore assez

Deux fois plus de familles d'accueil: c'est bien mais pas encore assez

Le nombre de familles d’accueil aurait doublé en Fédération Wallonie-Bruxelles, depuis 2014. Un boom rendu possible grâce à plusieurs campagnes de sensibilisation et à une simplification administrative du processus des demandes d’accueil.


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Le nombre de candidats à l’accueil est passé de 796 prises de contact en 2017 à 938, en 2018. Selon le ministre de l’Aide à la jeunesse, Rachid Madrane, le nombre de familles sélectionnées a doublé, entre 2014 et 2017. «  102 familles ont été sélectionnées en 2018 et 100 candidatures sont toujours à l’étude  », explique-t-il, dans une interview accordée à la DH.

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Une démarche simplifiée

On peut trouver deux explications à cette augmentation. Premièrement, plusieurs mesures ont été prises par Rachid Madrane afin de simplifier la vie des familles d’accueil. Il a, notamment, réduit le délai de sélection des familles. Lorsqu’il se lance dans l’aventure, tout candidat à l’accueil doit passer par une phase de sélection. Elle comprend des rendez-vous d’information, d’analyse et d’évaluation du projet des candidats, ainsi qu’une formation. Avant, elle s’étalait sur une période de neuf mois. Aujourd’hui, cette phase de sélection dure entre quatre et six mois.

Le ministre a, de plus, revu l’intervention financière. Lorsqu’un individu devient famille d’accueil, il bénéficie d’une intervention financière, lui permettant de subvenir aux besoins du jeune qu’il prend en charge. Jusqu’à aujourd’hui, ce système était lié au montant des allocations familiales octroyées. A partir du 1er avril, cette intervention financière sera fixée de manière forfaitaire et elle «  ne fera plus l’objet d’aucune déduction d’allocations familiales qui demeurent définitivement acquises à la famille d’accueil  », explique Rachid Madrane.

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Une visibilité accrue mais…

La réalisation de plusieurs campagnes de sensibilisation et de recrutement ont aussi permis cette augmentation. Par exemple, le lancement, en 2015, d’un site internet regroupant tout ce qu’il faut savoir lorsqu’on projette de se lancer dans l’aventure. Ou, dernière en date, la campagne #minidevils, en partenariat avec les Diables Rouges.

Et, pourtant, ces efforts fournis sont loin de faire l’affaire. Car, si les candidatures pour devenir famille d’accueil augmentent, les demandes de placements sont, elles aussi, en hausse. Sans surprise, c’est à Bruxelles que la situation serait la plus problématique, où près de deux cents enfants attendraient une famille d’accueil, selon la RTBF.

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