Hôpitaux IRIS : les syndicats lancent un ultimatum à la direction

Hôpitaux IRIS: les syndicats lancent un ultimatum à la direction

Depuis de longs mois maintenant, le personnel des hôpitaux publics bruxellois du réseau IRIS dénonce des conditions de travail insoutenables. Pour sortir de l’impasse et apaiser les travailleurs, les organisations syndicales, armées d’un cahier de revendications et la direction du réseau IRIS ont programmé une réunion de concertation-négociation ce lundi 17 février.

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« La situation au sein des hôpitaux du réseau Iris est d’une violence inouïe. Le personnel soignant travaille la boule au ventre. Les travailleurs se détruisent la santé… à soigner les autres. C’est inimaginable ! Ils en sont arrivés à un point où ils préfèrent qu’un patient meurt car ils sont absents car partis en grève plutôt qu’il meurt à cause de leur incapacité à offrir assez de présence ou de soins. » Ces mots forts ont été prononcés en juin 2019 par Carine Rosteleur, secrétaire régionale CGSP. Aujourd’hui, sept mois plus tard, la description alarmante de la syndicaliste est toujours bel et bien d’actualité. La colère n’a, elle, pas quitté le personnel qui dénonce encore et toujours des conditions de travail insoutenables et des cadences infernales.

Le 17 février prochain, ce dossier connaîtra un énième nouvel épisode. Ce lundi-là, le front commun CGSP-CSC-SLFP et la direction de la faîtière IRIS ont, en effet, convenu de se rencontrer à l’occasion d’une réunion de concertation-négociation. Une entrevue jugée par les organisations syndicales comme un ultimatum lancé à la direction. « Nous espérons qu’il y aura des avancées significatives dans le cahier de revendications. Il est donc plus que nécessaire de continuer à maintenir la pression », insiste la CGSP. Mais quelles sont justement les demandes du personnel ? Il réclame le paiement du temps d’habillage ainsi que le remboursement du transport à 100%. La revalorisation salariale de 10% de tous les barèmes est également une de ses revendications, comme le passage du niveau E au niveau D ainsi que le rétablissement de la prime de fin d’année »

Une chose est certaine : le front commun ne va rien lâcher jusqu’à obtenir gain de cause. Et la CGSP de prévenir : « Il est question notamment d’organiser une grève de 48 heures si les syndicats n’obtiennent pas de réponses concrètes aux revendications des travailleurs. »

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E.V.



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