Hôpitaux publics et CPAS bruxellois : des actions tous les mardis

Hôpitaux publics et CPAS bruxellois: des actions tous les mardis

Ce mardi 8 octobre, une centaine d’employés des CPAS et des hôpitaux publics de la Région Bruxelloise ont observé des arrêts de travail. Un mouvement de grogne qui ne fait que commencer : des actions sont prévues tous les mardis jusqu’au 7 novembre prochain, journée de grève régionale pour le secteur.

Suite à un préavis déposé le 10 septembre dernier par le front syndical commun, les travailleurs des CPAS ainsi que des hôpitaux publics de la région bruxelloise se mobilisent depuis le mardi premier octobre. Leurs revendications ? Une revalorisation salariale ainsi que l’engagement de personnel supplémentaire.

Les soins délivrés aux patients n’ont subi qu’une légère perturbation puisque le personnel de santé a stoppé ses activités pour une demi-heure ou une heure selon les établissements. Cependant, les organisations syndicales invitent les travailleurs à répéter ces contestations jusqu’au 7 novembre prochain, date choisie pour une grève générale.

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Les derniers mois ont été marqués par des manifestations à l’encontre du gouvernement régional. Il est réclamé que les salaires des fonctionnaires des autorités locales ainsi que régionales soient alignés avec ceux pratiquées dans les autres régions.

Carine Rosteleur, syndicaliste à la CGSP, souligne une « grande disparité au niveau des salaires entre les professionnels du secteur de la santé. Un fonctionnaire d’une autre région qui réalise le même travail bénéficie d’un salaire qui est 77% plus élevé qu’un travailleur bruxellois. La revalorisation du salaire est urgente car cette criante disparité salariale entraîne un manque d’effectifs. » En effet, de nombreux travailleurs du domaine de la santé préfèrent partir de la région bruxelloise pour se rendre là où des salaires plus attractifs sont exercés, alourdissant ainsi la charge de travail dans la capitale.

« Ici, le travailleur est doublement handicapé : d’une part il subit les coupes budgétaires du niveau fédéral et d’autre part il est payé en se fondant sur les barèmes salariaux les plus bas du pays », poursuit Carine Rosteleur.

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Une mobilisation croissante

Les militants ont déjà fait part de leur souhait d’avoir accès à des conditions de travail plus cohérentes et de meilleure qualité. Selon eux, le budget prévu pour le domaine de la santé doit être réévalué et le temps de travail réduit de manière collective.

Carine Rosteleur considère que ces dégradations graduelles de l’environnement de travail sont apparues « depuis 4 ou 5, c’est à dire lorsque la cadence est devenue infernale, et, les méthodes de management impersonnelles. Les managers sous pression ont un rapport autoritaire et froid avec les employés et pratiquent la politique de l’autruche en ne faisant pas remonter les problèmes. »

Le silence des gouvernements régionaux successifs face aux requêtes des militants, ne fait qu’augmenter les tensions. « Les mobilisations vont monter en puissance. Les techniciens de surface des hôpitaux du réseau Iris, qui travaillent plus de 30 heures par semaine pour un salaire de misère, nous ont interpellés pour qu’un préavis de grève soit émis. Ce préavis a d’ailleurs été déposé le 8 octobre et va durer jusqu’au 5 novembre prochain. Des travailleurs d’autres hôpitaux vont sans doute rejoindre le mouvement », ajoute Carine Rosteleur avant de conclure : « Le climat est explosif car les fonctionnaires n’en peuvent plus et c’est pour cette raison qu’ils vont continuer à se mobiliser dans les semaines à venir. »

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A.T.



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