Il manque de plus en plus d’infirmiers !

Il manque de plus en plus d'infirmiers!

L’allongement des études des infirmières bachelières et brevetées met en lumière le problème, déjà présent, du déficit chronique d’infirmiers. Vivalia, organe de gestion de six sites hospitaliers, annonçait, en février, qu’il leur manquait 48 équivalents temps plein (ETP). Une situation qui tend à empirer, si aucune solution n’est trouvée.


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85 ETP à trouver  !

L’équivalent de trois unités de soins, c’est ce qu’il manque à Vivalia pour assurer un service de qualité. Une situation qui tend à s’empirer, avec l’allongement des études. En effet, en juin, aucun nouveau diplômé ne viendra grossir les rangs. « J’ai fait des projections en me basant sur les moyennes d’engagement des dernières années. En regardant les recrutements des infirmiers dans le cadre de leur premier contrat de travail : la moyenne est de 37 ETP », explique Bénédicte Leroy, directrice des soins infirmiers, interrogée par L’Avenir. En les additionnant avec les 48 déjà manquants, on obtient un gouffre de 85 ETP à combler.

Un problème plus étendu

Un problème qui en cache un plus gros  : le déficit chronique d’infirmiers. Un manquement qui va en s’agrandissant. «  Lorsqu’on voit le cadastre de 2016, on se rend compte qu’énormément d’infirmières se trouvent dans la tranche d’âge 45-65 ans. La tranche d’âge inférieure est beaucoup moins représentée. Si on ne fait rien, dans dix ans, on va avoir de sévères problèmes de personnel  », expliquait, dans un précédent article, Delphine Haulotte, présidente de l’Association belge des praticiens de l’art infirmier (acn).

Depuis 10 ans, on observe une chute 25% des diplômés en soins infirmiers. La cause  ? En grande partie, la pénibilité du travail et sa grande charge physique et psychologique. Raison pour laquelle les différentes associations d’infirmiers militent pour un nouveau plan d’attractivité de leur profession  !

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La fermeture d’unités  ?

Chez Vivalia, on cherche des solutions. Faire tourner les services avec moins d’infirmiers  ? Pas question, pour Yves Bernard, directeur général, interrogé par l’Avenir. « On ne prendra pas le risque pour la sécurité des patients  ». Cependant, la fermeture de certaines unités de soins est envisagée ainsi que la création d’unités d’accueil et de sortie afin d’optimiser l’espace et les moyens infirmiers.



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