La Fédération d'Aide et Soins à Domicile de Bruxelles en grève

La Fédération d'Aide et Soins à Domicile de Bruxelles en grève

Excédées par l’attitude de la direction, les travailleuses de la Fédération d’Aide et Soins à Domicile (ASD) de Bruxelles ont décidé de débrayer ce matin. Un préavis de grève avait été déposé le 19 décembre dernier.

"Les travailleuses en ont ras-le-bol ! Il n’y a pas d’autre mot pour décrire la situation actuelle", martèle Germaine Nzuanzu, Secrétaire Permanente Non Marchand à la CNE. Elle rajoute : "Il y a un réel souci au niveau de l’organisation du travail. Le personnel a tiré la sonnette d’alarme plusieurs fois ! Pourtant, le directeur a préféré faire la sourde oreille."

Une vision quantitative et non qualitative !

Les travailleuses de la Fédération d’Aide et Soins à Domicile de Bruxelles réclament un point depuis de longs mois : elles exigent que le quota de trois prestations par jour et pas une de plus soit respecté.

"Cela est important pour les aides familiales mais aussi pour les bénéficiaires", pointe Germaine Nzuanzu. "Comment fournir un service de qualité à la population quand elles ne peuvent même pas rester une heure chez un bénéficiaire ? Certaines travailleuses ont plus de 50 ans et pourtant sur cinq heures de travail, on leur demande d’effectuer quatre prestations. Cette cadence est inimaginable !" Bref, les usagers ne sont pas contents et le personnel est frustré...

La tension est à son comble

Les travailleuses ne se sentent pas écoutées par la direction. Pire, elles lui reprochent une gestion inhumaine.

"Vu la cadence infernale de travail, le taux d’absentéisme atteint des sommets. Le personnel craque et tombe malade. Comment le directeur gère-t-il cette situation ? Il envoie à chaque fois le médecin-conseil pour vérifier si les employées sont vraiment malades ! C’est de l’intimidation ! Voilà pourquoi nous réclamons la démission pure et simple du directeur", annonce la Secrétaire Permanente Non Marchand à la CNE.

Et de conclure : "Les aides familiales attendaient le retour de maladie du directeur pour une conciliation mais ce dernier a préféré, à son retour, accentuer les conflits en licenciant sans motif légitime et en donnant des avertissements sans raison valable. En faisant grève, les travailleuses ont donc voulu marquer le coup avant la conciliation prévue mercredi !"

E.V.

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