Les CPAS demandent la mise en place de mesures rapides à Wilmès

Les CPAS demandent la mise en place de mesures rapides à Wilmès

Les différentes fédérations des CPAS belges ont demandé ce jeudi 7 mai à la Première ministre Sophie Wilmès de prendre des mesures immédiates. Leur but : faire face à la crise sociale qui s’annonce et prévenir l’accroissement de la précarité. Dans une lettre ouverte, l’Union des villes et communes de Wallonie (UVCW) et ses associations sœurs Brulocalis et la VVSG offrent des suggestions de mesures spécifiques.

Les fédérations des CPAS veulent agir avant qu’il ne soit trop tard et que la crise sociale s’installe pour de bon. Pour cela, elles prônent plusieurs choses. D’abord, l’octroi automatique d’un complément exceptionnel, renouvelable mensuellement durant le confinement, à tous les bénéficiaires d’allocations sociales. Puis, un remboursement du revenu d’intégration à hauteur de 90% et l’élargissement de l’accès au tarif social du gaz et de l’électricité.

Ces mesures sont qualifiées de « plan social ambitieux [devant] accompagner le déconfinement » du pays par les différents cosignataires de la lettre ouverte envoyée à la Première ministre. De manière compréhensible, le gouvernement s’est penché en priorité sur la crise sanitaire qu’il devait affronter. Se faisant, il a un peu délaissé l’aspect social, conjoncturel et inquiétant. C’est en tout cas ce qu’affirme l’UVCW, Brulocalis et la VVSG : « L’austérité ne pourra pas être une réponse à ce que notre pays traverse aujourd’hui et ainsi faire des personnes les plus précarisées les victimes à long terme du Covid-19. »

Celles-ci vont plus loin. « Arrêts maladie, chômage partiel, disparition du travail informel, non accès aux repas scolaires, augmentation des prix des produits de première nécessité, hausse de la consommation d’énergie... Tous ces facteurs affectent gravement les ressources des ménages les plus modestes. De nombreuses personnes qui vivaient sur le fil du rasoir pourraient subitement basculer dans la grande précarité. Et les mesures annoncées lors des deux derniers conseils nationaux de sécurité ne concernaient pas les plus vulnérables. »

Elaborer « un nouveau contrat social »

L’inquiétude primaire c’est que, selon les chiffres, près de 2 millions de citoyens belges vivaient déjà de manière précaire avant la crise sanitaire. Plus précisément, 150 000 personnes vivaient exclusivement avec les revenus octroyés par les CPAS. Par conséquent, il faut agir de manière large. Les fédérations, elles, craignent que les mesures déjà prises, et saluées, soient insuffisantes. On parle là notamment du moratoire sur les expulsions de logement et la prolongation de la période hivernale pour exemple.

Les chiffres que nous venons de citer expliquent l’ambition des fédérations. Elles espèrent des mesures fortes et concrètes rapidement. C’est pourquoi elles réclament : « Afin d’éviter une crise sociale d’une ampleur trop importante, nous plaidons avec force pour l’élaboration d’un nouveau contrat social ». Ce dernier devrait établir avec force une priorité : « aucun revenu ne peut plus se situer en dessous du seuil de pauvreté ». Cela semble utopique mais tout pas vers cette réalité serait un progrès.

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