Pétition : les paramédicaux indépendants réclament de l'aide

Pétition: les paramédicaux indépendants réclament de l'aide

La crise sanitaire liée au coronavirus porte un gros coup aux finances des paramédicaux indépendants. Ergothérapeutes, kinésithérapeutes, logopèdes ou encore psychologues se sentent lésés voire carrément oubliés dans les mesures prises par les différents niveaux de pouvoir. Via une pétition en ligne, ces professionnels plaident pour la mise en place d’une prime octroyée par la Région Wallonne ou le Gouvernement Fédéral afin de pouvoir faire face aux pertes financières.

[DOSSIER]
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Mise en ligne le 29 mars dernier, la pétition a déjà récolté plus de 11.000 signatures. Preuve que l’inquiétude est bien présente chez les professions paramédicales libérales. Pour ces indépendants, la crise sanitaire aura un impact désastreux sur la santé financière de leurs activités. Alors oui, les différents niveaux de pouvoir ont pris des mesures pour soutenir économiquement les entreprises ainsi que les indépendants. Oui mais… Ces mesures, bon nombre d’ergothérapeutes, de kinésithérapeutes, de logopèdes ou encore de psychologues les jugent insuffisantes pour faire face sereinement à la tempête Covid-19. Pire, ils se sentent totalement oubliés par la Wallonie.

Arrêt total ou presque de leurs activités

Les signataires de la pétition rappellent qu’ils sont dans l’incapacité de maintenir les distances physiques dans l’exercice de leurs fonctions ce qui augmente le risque de propagation du coronavirus. Autre souci : ils éprouvent d’énormes difficultés pour obtenir du matériel de protection pour préserver les patients ainsi qu’eux-mêmes. Face à cette situation, les organisations qui représentent les professionnels paramédicaux leur ont recommandé de reporter les soins non urgents et de privilégier les téléconsultations. « Pratiquement la totalité des soignants indépendants se retrouvent donc complètement à l’arrêt ou ne consultent que très peu de patients », peut-on lire dans le texte accompagnant la pétition. Cette situation se révèle donc intenable au niveau financier…

« Si le droit passerelle, dont l’obtention a été facilitée par le Ministre Denis Ducarme, est appréciable, force est de constater que ces 1200€ brut permettent à peine de couvrir une partie des frais professionnels (loyer, prêt matériel, prêt hypothécaire, cotisations sociales, impôts anticipés…) », alertent ces paramédicaux indépendants. Ces derniers regrettent également le manque de soutien de la part du Gouvernement wallon. « Suite à la mise en ligne du formulaire pour introduire une demande d’indemnisation destinée aux entreprises et indépendants wallons, nous avons pu constater que les professions paramédicales libérales avaient été oubliées », pointent ces acteurs de terrain. « Cette indemnité s’élève à 2.500€ ou 5.000€ et n’est destinée qu’aux professions mises à l’arrêt et précisément citées (HoReCa, coiffeurs…). »

Les ergothérapeutes, kinésithérapeutes, logopèdes ou encore psychologues réclament donc de toute urgence un soutien financier à la hauteur des pertes subies. Concrètement, ils souhaitent bénéficier d’une prime octroyée par la Région Wallonne ou le Gouvernement Fédéral afin de garder la tête hors de l’eau face à l’arrêt total ou quasi-total de leurs activités.

Retrouvez la pétition en cliquant sur ce lien.



Commentaires - 2 messages
  • On a oublié les pédicures médicales diplômées.

    Tinacap mercredi 8 avril 2020 19:38
  • Et les médiateurs familiaux

    mamami jeudi 9 avril 2020 10:33

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