Prostitution : les travailleuses du sexe en grève

Prostitution : les travailleuses du sexe en grève

Suite à la mort d’une prostituée de 23 ans dans des circonstances inconnues, dans la nuit de lundi à mardi, les travailleuses du sexe ont décidé de faire grève ce mercredi. Une enquête a été ouverte par le parquet de Bruxelles afin d’identifier les causes et l’auteur.

Le corps sans vie d’une femme prostituée âgée de 23 ans a été découvert mardi matin à Schaarbeek. Le parquet de Bruxelles a ouvert une vaste enquête pour identifier les causes et l’auteur de cet assassinat. Suite à ce tragique évènement, l’Union des travailleuses et travailleurs du sexe organisés pour l’indépendance (UTSOPI) annonce que les travailleuses du sexe du quartier Nord de Bruxelles sont en grève ce mercredi.

- [A lire] : Oxfam et Plan International : les informations

"Elles estiment ne pas être protégées efficacement par les autorités"

En signe de solidarité avec la victime, les travailleuses du sexe du quartier Nord de Bruxelles feront aujourd’hui la grève. Elles éteindront symboliquement les néons rouges de leurs vitrines, a annoncé, ce mardi, l’UTSOPI (Union des travailleuses et travailleurs du sexe organisés pour l’indépendance). Cette organisation souligne aussi qu’un tel mouvement est très rare dans l’univers de la prostitution, souvent individualiste.

"Face à l’horreur, les collègues de la victimes [sic] sont sous le choc et également en colère. Les travailleuses du sexe du quartier Nord ont le sentiment que, parce que beaucoup d’entre elles sont d’origine africaine, ce qui est le cas de la victime, elles doivent faire face à une insécurité grandissante. Elles estiment ne pas être protégées efficacement par les autorités, particulièrement à Saint-Josse-ten-Noode", indique l’UTSOPI, pour la RTL.

- [A lire] : Port du préservatif bientôt obligatoire pour les clients de prostituées ?

Les filles travaillent dans des conditions épouvantables

L’UTSOPI a fait appel à tous les travailleurs du sexe pour arrêter le travail et expliquer à leurs clients les causes de leur émotion. L’organisation annonce également sa participation à une concertation avec les autorités, concernant l’insécurité dans le quartier Nord.

Même si en 2016, le gouvernement avait annoncé que les personnes prostituées seraient mieux soutenues en matière d’aide et de soins, le problème est loin d’être résolu. Sonia Verstappen, la vice-présidente de l’UTSOPI, déclare pour la RTL que les filles travaillent aujourd’hui dans des conditions insalubres : " Toutes les prostituées qui le veulent en Belgique sont invitées [à suivre le mouvement], et si elles veulent travailler, il n’y a pas de problème, au moins, on voudrait que les filles en parlent, autour d’elles, à leurs clients, de ce qui se passe, qu’il faut les respecter, les faire travailler dans de bonnes conditions… Parce qu’il n’y a pas qu’à Bruxelles ou à Saint-Josse, qu’elles soient à Liège, à Namur, à Charleroi… C’est aussi des filles qui travaillent dans des conditions épouvantables parce que les bourgmestres les mettent dans des endroits pourris, où il n’y a personne, dans des coins déserts. Oui, elles ne gênent personne mais elles travaillent dans des conditions épouvantables, sans sanitaires, sans lumières, sans rien. C’est un ras-le-bol. "

- [A lire] : Le quartier Alhambra soumis à un nouveau règlement

Une vaste enquête est en-cours

Une vaste enquête est menée par le parquet de Bruxelles. Une investigation de voisinage a eu lieu et des témoins ont été auditionnés. A l’heure actuelle, il ressort que la victime a été poignardée par un ou plusieurs suspects. Un médecin légiste et un juge d’instruction ont été saisie. L’enquête sera prise en charge par la police judiciaire fédérale.

La rédaction



Ajouter un commentaire à l'article





« Retour

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies.   J'accepte   En savoir plus