Un guide pour la santé mentale des migrants

Un guide pour la santé mentale des migrants

Le réseau « Santé Mentale en Exil » a présenté la nouvelle édition de son guide sur l’accès à l’aide en santé mentale pour personnes exilées en région bruxelloise.

En matière de santé mentale, les professionnels doivent pouvoir s’assurer d’être outillés au mieux pour répondre aux besoins. Le réseau « Santé Mentale en Exil » a présenté la nouvelle édition de son guide sur l’accès à l’aide en santé mentale pour personnes exilées en région bruxelloise. Cette édition 2018 comprend une actualisation de la version 2011, ainsi que trois nouveaux chapitres consacrés à des publics spécifiques : les femmes victimes de violence, les mineurs étrangers non accompagnés et les usagers de drogues.

Un contexte particulier

"Les contextes d’origine des personnes exilées, leur parcours migratoire et leur confrontation aux institutions du pays d’accueil peuvent avoir des conséquences importantes sur le plan psychique qu’il est indispensable de prendre en compte dans le travail d’accompagnement des divers services en contact avec ces publics", a tenu a rappeler Alain Vanoeteren, directeur du service de santé mentale Ulysse spécialisé dans l’accompagnement de personnes exilées. Le Guide « Accès à l’aide en santé mentale pour personnes exilées en région bruxelloise » constitue une ressource indispensable pour les professionnels concernés afin de les soutenir dans ce travail avec un public particulièrement fragile.

Une offre de soins ambulatoire

Pour la ministre et Secrétaire d’Etat à la Région Bruxelles-Capitale Cécile Jodogne, "Les actions en faveur de la santé mentale des personnes en exil s’inscrivent au carrefour des politiques de santé, locales, régionales, communautaires et fédérales, mais également des politiques migratoires et d’intégration dépendant elles aussi de divers niveaux de pouvoir". En effet, 14 nouveaux agréments en santé ambulatoire ont été décidés en fin d’année passée, ont démarré ce 1er janvier 2018, pour des réseaux existants ou nouveaux. Parmi les 14 réseaux agréés, 8 travaillent dans le domaine de la santé mentale, dont le Réseau Ulysse, déjà agréé antérieurement, qui a vu son agrément renouvelé pour poursuivre ses missions indispensables.

Il s’agit notamment de proposer à la fois des services ou des actions spécifiquement adaptées aux publics fragiles, dont les personnes en situation d’exil, mais également d’apporter les ressources nécessaires aux acteurs ‘généralistes’ du tissu socio-sanitaire travaillant avec ces publics. Aux yeux de la ministre, le Service de santé mentale Ulysse, le travail du réseau ‘Santé mentale en exil’ et le guide présenté aujourd’hui s’inscrivent pleinement dans ces préoccupations en proposant cette double approche, au bénéfice du public et des intervenants. De plus, la prise en compte de publics fragiles parmi les fragiles, les femmes et les mineurs non accompagnés, apparaît comme particulièrement importante et pertinente.

Toujours plus d’évolution en matière de santé

Les inégalités sociales de santé traversent plus que jamais les préoccupations des politiques, par le soutien à des stratégies adaptées aux besoins différentiels des publics selon leur degré de vulnérabilité. L’attention particulière pour les publics vulnérables se décline selon différents axes stratégiques : soutien à la santé communautaire, développement d’outils visant à améliorer la littératie en santé, appui aux acteurs de la première ligne, travail en réseau et en intersectorialité. Ces différents axes, portés par des acteurs de l’ambulatoire et de la promotion de la santé, doivent se compléter et s’articuler de manière optimale.

Face aux enjeux posés par la santé des Bruxelloises et des Bruxellois – et de toutes les personnes qui arrivent sur le territoire ou transitent par celui-ci, l’objectif de la ministre est d’adapter en continu, de la manière la plus fine possible, l’offre en matière de santé aux besoins des publics concernés, en permettant des évolutions possibles dans les réponses qui y sont apportées. Il y a bien là une question de droit à la santé, avec comme maîtres mots l’accessibilité et la qualité.

Le guide est disponible gratuitement chez Ulysse, dans la limite des stocks disponibles.

[A lire]

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