Un nouveau cadre juridique pour "l’infirmier de pratique avancée"

Un nouveau cadre juridique pour

On en compte une dizaine aujourd’hui en Belgique. Les infirmiers de pratique avancée travaillent à la fois aux soins mais sont aussi les pionniers des nouvelles pratiques cliniques émergentes. Ils concrétisent les dernières découvertes scientifiques sur les patients. Suite à une demande du Conseil fédéral de l’art infirmier et du secteur des soins infirmiers, la Ministre de la Santé, Maggie de Block (Open VLD), a créé un nouveau cadre juridique pour ces infirmiers hautement spécialisés.

Jusqu’à présent, les infirmiers de pratique avancée ne disposaient pas d’un profil de compétences propre. Aujourd’hui, la fonction d’infirmier hautement spécialisé va être définie juridiquement : la Ministre de la Santé, Maggie de Block (Open VLD), l’a inscrite dans le projet de Loi sur l’exercice des professions de la santé. Ce dernier a été approuvé en première lecture par le Conseil des Ministres à la fin du mois d’octobre et a été transmis au Conseil d’Etat pour avis.

Si le profil de compétences n’a pas encore été établi, l’on peut déjà affirmer que l’infirmier de pratique avancée se verra confier un large éventail de tâches scientifiques et cliniques : d’abord, il administrera les soins infirmiers ; il exercera ensuite certaines activités médicales – comme le suivi de traitement ou la prescription de certains examens, par exemple – en collaboration avec un médecin ; enfin, il traduira l’innovation scientifique en pratique clinique sur divers sujets complexes comme les soins des plaies, le diabète, le traitement du cancer, etc. Par ailleurs, l’infirmier de pratique avancée formera en permanence ses collègues infirmiers et autres prestataires de soins sur le terrain, afin qu’ils soient au courant des dernières connaissances scientifiques.

Pour ce qui est des barèmes, ils seront déterminés une fois le contenu de la fonction finalisé. Mais l’infirmier de pratique avancée devra au moins être titulaire d’un master.

La création de cette nouvelle fonction émane à la fois d’un avis du Conseil fédéral de l’art infirmier publié en mai 2018, mais aussi de recommandations internationales diverses en provenance, entre autres, de l’OMS, du Conseil international des infirmières et de l’American Institute of Medicine. Il faut en effet savoir que les Pays-Bas, le Royaume-Uni, la Suisse, l’Australie et le Canada disposent déjà de cette nouvelle profession.

La définition exacte du profil de compétences s’effectuera via un arrêté royal, après avis du Conseil fédéral de l’art infirmier, de la Commission technique de l’art infirmier et du Conseil supérieur des médecins-spécialistes et des médecins généralistes.

Alix Dehin



Commentaires - 1 message
  • "il exercera ensuite certaines activités médicales - comme le suivi de traitement ou la prescription de certains examens, par exemple - en collaboration avec un médecin".

    Ils veulent remplacer certaines infirmières par des aides de soin qui pourraient effectuer des tâches dévolues aux infirmières et maintenant des actes de médecins seraient posés par les infirmières. Même si un statut est créé, c'est une baisse générale des coûts salariaux dans les hôpitaux.. et des compétences. Une infirmière n'est pas un médecin ! :(

    Déjà que quand on est hospitalisé, on ne voit souvent pas beaucoup les médecins... Tout contact est l'occasion pour eux de vérifier si les choses se passent bien... ou non et pour le patient de faire part de choses qui peuvent être importantes, poser des questions....

    Bomy mardi 13 novembre 2018 11:01

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