Une collecte de fonds sur Facebook pour aider l’asbl Casa Clara

Une collecte de fonds sur Facebook pour aider l'asbl Casa Clara

Facebook donne la possibilité aux utilisateurs de lancer des collectes de fonds pour soutenir des œuvres de leur choix. Pour son anniversaire, une internaute a choisi d’apporter son aide à la Casa Clara, une maison de répit pour les proches d’enfants porteurs d’un handicap ou d’une pathologie lourde. Cette initiative citoyenne est une belle opportunité pour l’asbl bruxelloise, toujours en quête de fonds pour financer ses activités à destination des aidants proches.

« Ce n’est pas la première fois que nous faisons l’objet d’une collecte de fonds lancée sur Facebook. Ce qui est vraiment touchant c’est que nous n’avons pas été à la base de ces initiatives. Elles sont uniquement nées de la volonté de certaines personnes désireuses de nous donner un coup de pouce. Une des récoltes de fonds pour la Casa Clara a même été créée par une personne qu’on ne connaissait pas et qui ne nous a pas prévenus de son projet. Ce fut donc une très belle surprise. Vraiment », pointe Fanny Calcus, fondatrice de l’asbl Casa Clara, maison de répit installée à Laeken.

Et de se pencher sur la nouvelle collecte qui vient d’apparaître sur le réseau social : « Ici, je connais l’initiatrice, Nandy Mahieu. Cette année, pour son anniversaire, elle a choisi d’en appeler aux dons pour notre asbl. Elle ne fréquente pas notre maison de répit, non. Par contre, elle est active dans une institution, Nos Pilifs. Elle connaît donc nos services et elle nous a déjà envoyés des parents qu’elle avait rencontré dans le cadre de son travail. »

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Besoin d’argent pour financer les activités

Les récoltes de fonds lancées sur Facebook ont clairement un joli goût de miracle pour l’asbl. En effet, dans le milieu associatif, l’argent est vraiment le nerf de la guerre. « Nous avons sans cesse besoin de fonds pour financer les différentes activités organisées à l’occasion de nos journées de répit pour parents aidants proches », explique Fanny Calcus. « Ces journées ont un certain coût. Il y a d’abord les frais fixes, comme le loyer de notre bâtiment ou nos différentes infrastructures comme le sauna et le jacuzzi. Mais les plus grosses dépenses sont les prestations des personnes accompagnantes. Nous proposons aux familles d’enfants porteurs d’un handicap ou d’une pathologie lourde des massages, du yoga, des ateliers de pleine conscience… Nous essayons de proposer une foule d’activités diversifiées à notre public. Et cela a un coût. Il faut payer tous les prestataires. Voilà notre principale recherche de fonds à l’heure actuelle. »

Avant, le besoin de financement était avant tout tourné sur l’aménagement des nouveaux locaux de l’asbl. Pour ce faire, durant une bonne année, elle a activement recherché des fonds pour rafraîchir et rénover les lieux. « Le but était de proposer un environnement sérénissime aux participants », précise celle qui a été l’aidant proche de sa fille Clara, atteinte d’une pathologie lourde qui provoquait différentes formes de handicap. « Nous espérons que là nous sommes arrivés à pouvoir offrir un cadre top aux aidants proches. Ce n’est pas un spa cinq étoiles mais ce n’est pas le but. La mission est d’offrir un espace de rencontres et d’y proposer une touche de bien-être. La qualité des prestations nous tient à cœur. On sait que les retours sont bénéfiques. Que ça sert. Le public repart avec une petite touche de bien-être et de réconfort. »

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Impossible d’accueillir tous les aidants

À l’occasion de la semaine des aidants proches qui s’est tenue du 30 septembre au 6 octobre, l’asbl a organisé quatre demi-journées de répit. « Exceptionnellement, nous avons changé la formule habituelle. Normalement, notre espace est uniquement accessible aux aidants proches d’enfants. Mais ici comme la semaine mettait tous les aidants à l’honneur, nous avons accueilli exceptionnellement tous les aidants proches, sans distinction. Ce fut une très belle expérience, enrichissante. »

Par contre, il y a un revers à la médaille, malheureusement : « Nous nous sommes rendu compte que peu importe le profil des aidants, notre offre répond à un réel besoin. Malheureusement, nous n’avons pas assez de moyens pour accueillir tout le monde. On éprouve déjà des difficultés à payer nos activités actuellement… » Elle conclut : « Ce que nous proposons reste unique. Nous accueillons des parents originaires des quatre coins de la Belgique. Certains font des kilomètres pour venir jusqu’à nous. Il est donc urgent de développer, de multiplier des initiatives comme la nôtre ! »

- [A lire] : "J’ai voulu aider les familles qui ont, comme moi, un enfant malade"

E.V.

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