Vacances de printemps : les mesures pour les milieux d'accueil de la petite enfance

Vacances de printemps: les mesures pour les milieux d'accueil de la petite enfance

Face Í la pandémie de coronavirus, le Conseil national de sécurité a décidé de prolonger les mesures de confinement jusqu’au 19 avril, ce qui intègre désormais les vacances de printemps. Les milieux d’accueil de la petite enfance doivent prendre des dispositions durant cette période.

L’accueil des enfants sera maintenu mais, comme c’est déjà le cas aujourd’hui, limité aux enfants dont les parents exercent une fonction « cruciale », à savoir des fonctions de première ligne (les médecins, les professionnels de la santé, le personnel soignant dans les maisons de repos, les services de sécurité, etc.) ou de soutien à cette première ligne (personnel d’accueil de l’enfance, personnel des transports publics, des magasins d’alimentation, etc.). Il en va de même pour les enfants qui relèvent de situations sociales spécifiques (mandat SPJ…), ainsi que pour les enfants de parents qui relèvent eux-mêmes d’une situation sociale particulière ou qui n’ont d’autres choix que de confier la garde de leurs enfants aux grands-parents qui sont un public fragile. Au-delà de ces situations, il est demandé aux parents de garder leurs enfants au domicile familial.

Les milieux d’accueil dont le contrat d’accueil prévoit une fermeture durant tout ou partie des vacances de printemps, sont autorisés à maintenir leurs jours de fermeture. Toutefois, dans le souci d’assurer la continuité de l’accueil, tous les milieux d’accueil qui prévoient des fermetures durant les vacances de printemps doivent dès ce lundi 30 mars, récolter les demandes d’accueil d’enfants. Les parents ayant un besoin de garde durant la période de fermeture doivent le déclarer pour le mardi 31 mars. Les milieux d’accueil devront immédiatement en informer leur coordinateur.rice. accueil ou agent conseil ONE qui veillera autant que possible à organiser une solution de garde alternative en tenant compte des recommandations existantes au niveau sanitaire. Il ne s’agit pas d’envisager des regroupements importants d’enfants qui n’ont pas l’habitude de se fréquenter.

Trois aides pour les milieux d’accueil

Concernant la viabilité des milieux d’accueil, le Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a, pour rappel, décidé jeudi dernier, après concertation du secteur, de prendre trois premières mesures pour aider les milieux d’accueil de l’enfance à faire face aux conséquences de la crise du COVID-19 :

- tous les subsides sont maintenus, sans tenir compte de la baisse de fréquentation ;
- les subventions seront versées de manière anticipée pour éviter les problèmes de trésorerie ;
- un premier paquet d’indemnités pour un montant global de 4.832.560 euros seront versés aux milieux d’accueil, avec une attention particulière pour les plus fragiles qui dépendent fortement de la participation financière des parents.

Ces mesures sont une première réponse à la situation délicate que traversent les milieux d’accueil. Elles ne seront pas le seul soutien qu’apporteront la Fédération Wallonie-Bruxelles et les autres niveaux de pouvoir au secteur de l’enfance. Dès cette semaine, le travail se poursuit, avec les fédérations représentatives des milieux d’accueil, avec les syndicats et avec les partenaires du Gouvernement ainsi que l’ONE, afin de définir un second paquet d’interventions de soutien aux milieux d’accueil.

« Le maintien de solutions de garde durant les vacances de printemps est essentiel pour soutenir les efforts menés par le personnel de 1ère ligne face au Covid-19. Je remercie chaleureusement les accueillant.es, le personnel des milieux d’accueil, les directions pour leur rôle sur le terrain et les efforts déployés pour répondre à ce besoin », conclut la ministre Bénédicte Linard.

[Sur le même sujet] :
- Premier paquet de mesures d’aide aux milieux d’accueil
- Crèches et coronavirus : les professionnelles sur le pied de guerre
- Éducateurs, travailleurs sociaux… les oubliés de la crise sanitaire
- Coronavirus : travailleur social en télétravail ?
- Travailleurs sociaux, entre envie de servir et inquiétude
- "Nous, les éducateurs spécialisés, nous sommes des soignants !"
- Aide et soins à domicile : "Que cette crise change nos conditions de travail"
- La griotte du mois : "Si vous le pouvez, restez chez vous !"



Ajouter un commentaire à l'article





« Retour

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies.   J'accepte   En savoir plus