YARIM : nouvel outil contre la radicalisation

YARIM : nouvel outil contre la radicalisation

Le projet YARIM (young and religion in social mediation) innove dans la prévention de la radicalisation chez les jeunes. Initié par des partenaires de six pays européens, il souhaite mettre en œuvre des outils à destination des jeunes et des intervenants jeunesse pour lutter contre les discours extrémistes.

En Belgique, comme partout ailleurs suite aux récents événements, est née une volonté de lutter contre la radicalisation, dès le plus jeune âge ? La Cellule PRE-RAD, par exemple, tente d’apporter des éléments de réponses aux intervenants de terrain confrontés à ces sujets de société, afin de les aiguiller dans leur prise en charge. . Cofinancé par Erasmus+, le projet YARIM est, lui, un partenariat qui réunit des organisations de six pays européens (Belgique, Espagne, Italie, Pays-Bas, Portugal et France) pour prévenir la radicalisation des jeunes. En Belgique, c’est l’ASBL Pour La Solidarité qui porte le projet. L’objectif est de former les acteurs de l’aide à la jeunesse et d’inclure les jeunes dans une démarche de formation d’un contre discours à la propagande des idéologies extrêmes.

Un projet en plusieurs étapes

Le programme YARIM s’articule autour de plusieurs phases. D’abord, une évaluation comparative européennes des bonnes pratiques déjà existantes et un module de formation pour les acteurs jeunesse devrait être présenté à l’automne 2018. Ces premiers modules seront suivis de la création d’un guide méthodologique à destination des intervenants jeunesse et d’une "boîte à outils" développée par les jeunes, proposant différents moyens d’expression, y compris numériques, pour leur permettre de s’exprimer dans les débats citoyens. Le projet se conclura en octobre 2019 par une conférence à Bruxelles.

Des jeunes fragilisés

Le projet YARIM s’adresse à des jeunes de 13 à 25 ans, souvent en quête d’identité, méfiants envers les institutions et à ce titre, particulièrement sensibles à un endoctrinement des théories du complot et des extrémismes religieux. Afin de mieux aborder avec eux les questions sensibles liées à la religion, le projet vise à former les intervenants jeunesses sur ces sujets afin de créer un dialogue positif mais aussi à investir les jeunes dans une démarche active de citoyenneté.

Prévenir la radicalisation : une priorité

Après les attentats terroristes qui ont frappé la Belgique et le reste de l’Europe ces dernières années, faire face à la radicalisation est plus que jamais une priorité. A l’avant plan se retrouvent les travailleurs sociaux, dont le rôle auprès des jeunes concernés prend de plus en plus d’importance. Pour cela, de nombreuses initiatives ont été mises en place comme la Cellule PRE-RAD à Bruxelles.

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