"Surdité" et "langue de bois" au programme d'une rencontre avec la Compsy

Plusieurs psychologues ont eu l’occasion de s’expliquer avec la Commission des Psychologues la semaine dernière. Le but de la rencontre était de lui exposer une énième fois leurs revendications pour obtenir quelques transformations. Mais, selon eux, ils n’ont obtenu que de "maigres concessions" sur fond de "langue de bois". Voici la synthèse de la rencontre, suivie du compte-rendu en entier.

Chers signataires,

Ci-joint, vous trouverez le compte-rendu de notre rencontre avec la Commission des Psychologues de ce vendredi 24 février dernier, suite à notre lettre ouverte. Merci d’en prendre connaissance.

La conclusion que nous tirons de cette entrevue ne nous laisse entrevoir aucun changement majeur. Reportés aux calendes grecques, les transformations annoncées (dans leur première réponse écrite, comme dans cette rencontre) se révèlent être de maigres concessions. Que dire du manque de considération pour nos revendications ! Surdité et langue de bois étaient bel et bien au rendez-vous ce 24 février au siège de la Commission des Psychologues.

Notre lettre ouverte, si elle est le fruit d’un mécontentement, se base sur des faits que tout un chacun peut retrouver dans les publications de la Compsy. Nos demandes ne sont ni extrêmes, ni fantasques, ni, comme on a pu nous le faire sentir, un méchant caprice. Elles visent à construire une Compsy plus représentative et transparente.

Nous en sommes loin. En effet, pourquoi la majorité constituée par la Fédération Belge des Psychologues commencerait-elle à faire de la publicité pour d’autres fédérations qui tempèreraient leur pouvoir ? Pourquoi commencer à publier le contenu des avis sur le profil de compétence du psychologue clinicien alors que la FBP est pour les changements promus par Mme De Block sur la psychologie clinique et sa paramédicalisation ? Sur ce sujet, les tergiversations du directeur de la Compsy, ancien trésorier de la FBP, en disent long.

Il subsiste un autre problème de taille : l’illégalité du code de déontologie que la Compsy continue à publier sachant que ce code enfreint la loi depuis 2014 ! (Cf. les envois de brochures de janvier 2017). Même s’il n’est pas de leur ressort de le changer, il est de leur responsabilité de ne pas induire leurs affiliés en erreur.

Vu cet état de fait, vu le peu d’engagement de la Compsy et le peu de considération accordée à des demandes qui nous semblent pourtant légitimes, nous allons envoyer un courrier au Ministre Borsus, lui demandant de prendre connaissance de notre lettre, du nombre de signataires et sollicitant une rencontre. Si, de son côté, la Compsy décide de tenir ses engagements, à savoir : nous tenir au courant des décisions de la prochaine plénière et de nous fixer un second rendez-vous, ce sera un premier résultat. Il nous semble toutefois judicieux de ne pas nous contenter de cela.

Veuillez noter qu’une traduction néerlandaise suivra dès que faire se peut. Toutes nos excuses à ce propos, toute aide est bienvenue.

Veuillez recevoir, chers signataires, l’expression de nos sentiments distingués,

Chiara Aquino, Cédric Boussart et Hélène Coppens, psychologues.

Lien vers le compte-rendu détaillé de la rencontre : ici

(Vous remarquerez que ce compte-rendu a une forme particulière : elle est sans doute le fruit des sentiments très contrastés vécus au cours de cette rencontre)

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