L’associatif fait confiance au crowdfunding !

L'associatif fait confiance au crowdfunding !

Véritable révolution en matière de récolte de fonds, le crowdfunding fait la part belle aux divers projets soutenus, dont ceux par l’associatif. De plus en plus d’associations passent par le crowdfunding pour financer un projet social. Exemple avec Les Fauteuils Volants et le projet Jangada. [Un article de L’Avenir]

« Notre projet était novateur, ce qui a rendu la quête de financements très éprouvante. Nous nous sommes donc en partie tournés vers le crowdfunfding… »

Christine Schuiten est la dynamique directrice de l’ASBL Fauteuils Volants, à Bruxelles. Le projet en question, c’est Jangada. Concrètement, il s’agit de construire un immeuble – situé, ça ne s’invente pas, rue de l’Idéal – abritant 16 logements habités par des personnes valides et d’autres, une dizaine, moins valides.

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« Il s’agit d’un projet inclusif, glisse la présidente. C’est un extraordinaire espace de solidarité où valides et moins valides cohabitent… » Oui mais voilà. Le projet, concrétisé depuis septembre 2017 après des années de réflexion, il a bien fallu le financer. Plus de 4 millions au bas mot. Il y a eu des dons bien sûr.

« Pas mal même, mais insuffisants car la somme finale était importante. Nous avons frappé à bien des portes, avec peu de résultats. Nous nous sommes alors tournés vers des prêts pour une part du projet. Mais au final, il manquait toujours bien quelque chose. »

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Pour une partie des aménagements communautaires, comme les cuisines ou une salle de kiné, l’énergique président et son staff se tournent ainsi vers le crowdfunding. « Nous n’y connaissions pas grand-chose, sourit Christien Schuiten. Mais nous sous sommes renseignés puis nous nous sommes lancés… »

Un total de 30 000 euros

Un premier crowdfunding est ainsi lancé, en accord avec CBC et Cap 48, pour les cuisines. « Le montant nécessaire était de 12 000 euros. » Et là, surprise. « La somme a été récoltée en un temps record, nous avons même eu 18 000 euros. C’était magnifique. Mais il s’agissait d’amis et de connaissances qui ont mis de grosses sommes… »

Un peu plus tard donc, c’est un second crowdfunding qui est lancé. « Pour la salle de kinésithérapie, cette fois. Le montant souhaité était identique : 12 000 euros. »

Et là aussi ça a marché. En trois mois, la somme était récoltée via la plate-forme de crowdfunding. « Cette fois, il s’agissait surtout d’une multitude de petites sommes versées par plein de contributeurs. »

Une bonne idée, mais…

Alors, le crowdfunding, un bon plan pour des financements ? Certains diront oui, beaucoup de projets – qui ont su titiller le public – ont pu trouver l’argent nécessaire pour se financer.

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Christine Schuiten, elle, a aussi son point de vue sur la question : « Oui bien sûr, mais je pense qu’il faut un bon réseau d’amis et de connaissances. Et je crois aussi qu’un peu de publicité pour des projets qui passent par ce genre de financement serait le bienvenu. Car certains restent dans l’ombre et bénéficient donc plus difficilement de la générosité du public… »

D’ailleurs, la volontaire directrice a encore bien des idées dans les cartons. Quant à recourir une fois encore au crowdfunding, elle ne dit pas non…



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