La griotte de la semaine : "Les sages-femmes... en toute illégalité"

La griotte de la semaine:

Au menu de la griotte de la semaine, des pâtisseries portugaises, du périnée et bien évident, de l’original…

Cette semaine, alors que mon voisin se félicite d’investir dans une banque alternative tout en achetant sa nouvelle télévision un jour de Black Friday sur Internet, je me dis que dans l’art du paradoxe, l’être humain excelle.

Et ce n’est pas l’actualité qui me contredira. Prenons en exemple l’INAMI… Voilà un organisme qui, à priori, œuvre pour votre bien. Sous sa structure complexe, il y a des humains dotés d’un bon sens aiguisé qui réfléchissent la sécurité sociale d’aujourd’hui et de demain.

Soit, une institution publique qui s’occupe des soins de santé, c’est utile. Vous me direz, interloqué : il est où le contradictoire, l’aberrant, l’original ? Je vous répondrais, objectivement, que c’est pas tellement l’INAMI qui me pose problème, je l’aime et je la chéris autant que les pâtisseries portugaises. Non, ce qui me turlupine, c’est la manière dont elle est gérée…

En parlant à une sage-femme, il m’a fallu approximativement cinq minutes pour comprendre leur situation. Elles sont formées pour rééduquer les périnées, mais elle n’ont pas le code INAMI correspondant. Les kinésithérapeutes, eux, plus chanceusement, ont hérité du fameux code. Ceux-ci sont loin d’être opposés à ce que les sages-femmes puissent également faire la rééducation périnéale. Donc, tout le monde y gagnerait à ce que les sages-femmes puissent bénéficier d’un tel code de remboursement.

Et voilà le paradoxe. Tout le monde est d’accord, mais pour l’INAMI, ça coince. Pire, on va aller jusqu’à reprocher aux sages-femmes qui, globalement, ne sont pas responsables de la ponte des codes INAMI, d’utiliser un mauvais code de remboursement…

Bref, s’il faut lire entre les lignes, vous comprendrez que le paradoxe n’est peut-être pas à chercher du côté des prestataires de soins, mais plus globalement dans la manière dont l’INAMI fait rimer sécurité sociale et restrictions budgétaires, le tout de manière assez sournoise. Et devinez, qui c’est qui paye ?

M.

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