Formation, débouchés, rémunération : le métier d'aide-soignante

26/11/21
Formation, débouchés, rémunération : le métier d'aide-soignante

A l’occasion de la journée internationale des aides-soignants, zoom sur ce métier indispensable au secteur de la santé. Formation, débouchés, rémunération : le Guide Social fait le point sur cette profession remplie de sens.

- Notre rubrique "fiche métier" dédiée aux professions de la santé et du social

L’aide-soignante s’occupe des soins nécessaires à l’autonomie des patients malades ou dépendants. Elle a pour mission de maintenir, améliorer ou rétablir la santé et le bien-être de sa patientèle. Pour ce faire, elle effectue les soins de base et d’hygiène, et contribue aux soins infirmiers et psychosociaux délégués par le personnel infirmier. A noter que depuis septembre 2019, les aides-soignantes peuvent poser cinq actes supplémentaires au bénéfice des patients.

De plus, cette profession de la santé s’occupe de l’administration des médicaments, des aspects logistiques et assure le service des repas. Elle effectue également des tâches administratives liées au bon fonctionnement du service.

C’est un métier de contact qui sert d’intermédiaire entre le patient, sa famille et l’équipe médicale. L’aide-soignante accompagne et soutient les patients dans toutes les étapes, notamment dans le cadre de soins palliatifs.

Elle travaille en étroite collaboration avec l’infirmier et communique chaque jour sur l’état de santé du patient, dans un rapport quotidien ou lors de réunions d’équipe.

- A lire : Aide-soignant(e) : le guide pratique du métier

Les compétences à développer

  • Appliquer les techniques appropriées de soin d’hygiène corporelle.
  • Observer les signes de bien-être ou de souffrance du patient.
  • Manipuler et transporter la personne.
  • Agir en concertation avec l’équipe soignante.
  • Rédiger des rapports, participer à des réunions.
  • Respecter les règles d’hygiène, de sécurité et de déontologie.

Les qualités essentielles

  • Goût pour les contacts humains.
  • Empathie, écoute, sens du dévouement.
  • Patience.
  • Sens de l’observation.
  • Rigueur.
  • Résistance physique.
  • Sens de l’organisation.
  • Disponibilité.
  • Prise de recul.
  • Maîtrise de soi.

Les formations

Pour être aide-soignante, il existe plusieurs cursus après le secondaire, de jour mais aussi en horaire décalé :
- Suivre une 7e année dans l’enseignement secondaire professionnel
- Se former dans l’enseignement en alternance en 1 an (CEFA)
- Se former dans l’enseignement de promotion sociale en 1 à 2 ans selon les horaires choisis (cours du jour/soir ou e-learning partiel)

Seules les aides-soignantes en possession d’une attestation d’enregistrement et un visa, sont autorisées à assister l’infirmière au niveau des soins et de l’éducation à la santé des patients. « Sous le contrôle de l’infirmier et dans une équipe structurée, l’aide-soignant peut effectuer un certain nombre d’activités d’infirmières spécifiques », peut-on lire sur le site IMT-B d’Actiris. « L’enregistrement comme aide-soignant se fait soit sur base d’un diplôme ou certificat, soit sur base de l’expérience acquise, soit sur ces deux bases. De plus amples informations sont disponibles sur le site web du SPF Santé Publique, Sécurité de la Chaîne Alimentaire et Environnement. »

- A lire : Comment devenir aide-soignant(e) ?

Les débouchés

Peu importe le chemin d’études emprunté, l’aide-soignant a les mêmes possibilités d’embauche dans le public ou le privé. À noter que le métier s’exerce comme salarié en très grande majorité.

Elle peut travailler en collectivité, par exemple dans les maisons de repos, les maisons de soins psychiatriques ou les centres pour personnes handicapées. Dans ces structures, les horaires sont irréguliers, répartis en régimes du matin (tôt) ou du soir (tard), et comportent des prestations de nuit et de week-end.

- A lire : Journée-type d’une aide-soignante en maison de repos

Elle peut également travailler au domicile de ses patients, lorsqu’elle est employée dans un service d’aide familiale. Dans ce dernier cas, le travail s’effectue selon des horaires réguliers.

Le métier sur le marché de l’emploi

La grande majorité des offres dans le métier émane principalement du secteur de la santé et de l’action sociale. Selon le Forem, beaucoup sont des contrats à temps partiel, à durée déterminée et de remplacement. Le temps plein et le travail intérimaire ne représentent qu’une minorité.

Les opportunités d’emploi pour ce métier sont en hausse ces dernières années, surtout du côté du Hainaut et de Liège. Cette hausse s’explique notamment en raison du vieillissement de la population et des besoins à la suite de la crise sanitaire. Le métier est d’ailleurs considéré en pénurie de main-d’œuvre.

La rémunération

Le salaire dépend de plusieurs facteurs comme le nombre d’années d’expérience ou le secteur dans lequel vous exercez. En général, les salaires bruts varient de 9.5 à 12 euros/heure.

Concrètement, le salaire moyen d’une aide-soignant(e) à domicile est de 9.74 euros de l’heure. Dans le public, le salaire en début de carrière est d’environ 1.800 euros bruts par mois. Ce montant évolue de manière proportionnelle aux années d’ancienneté dans le métier.

Sources :
SIEP
FOREM



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