Quand l’AViQ fait une bourde

Quand l'AViQ fait une bourde

Fin mai, l’Agence pour une Vie de Qualité envoyait un courrier aux familles d’enfants en situation de handicap, leur annonçant que plus aucun budget ne serait libéré pour les conventions nominatives en 2018. Il s’est avéré que c’était une erreur.

L’Agence pour une Vie de Qualité est désormais compétente en matière de handicap pour la région wallonne, depuis la 6ème réforme de l’Etat. Elle est donc en charge des budgets, notamment pour les conventions nominatives. Fin mai, l’AviQ a envoyé un courrier à une soixantaine de familles, leur expliquant que les budgets de 2018 ne pourraient couvrir les dossiers en cours, même si ceux-ci ont déjà fait l’objet d’un accord entre le service d’accueil et la personne. Le secteur est furieux. Inclusion ASBL a souhaité rencontrer la ministre de tutelle, Alda Greoli. Cette dernière ne comprend pas ce qu’il s’est passé.

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Une réunion organisée

Inclusion ASBL stipulait dans un communiqué que « Cette décision est intenable pour l’ensemble des personnes en attente d’une solution d’accueil qui vivent actuellement, pour grand nombre d’entre elles, dans des conditions difficiles. […] Nos associations souhaitent rapidement rencontrer la ministre de l’Action Sociale Madame Alda Greoli, afin de trouver une issue à cette situation qui rajoute un poids supplémentaire sur les épuales de ceux ayant déjà le plus besoin de soutien. »

Une rencontre a dès lors été organisée avec la ministre et les parents. « Quand elle a vu ce mail, la ministre a été choquée », rapporte à l’Avenir le chef de cabinet, Antoine Tanzili.

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Une erreur ?

Au niveau de l’AViQ, cette dernière a rapidement réagi, en s’excusant et en précisant que les budgets pour 2018 seraient effectivement trouvés. « Il s’agissait d’une information incomplète et nous tenons à vous présenter nos excuses les plus sincères. Les solutions qui avaient été finalisées pourront être financées » a précisé l’Agence.

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«  C’est une erreur de l’AVIQ, confirme Antoine Tanzilli à l’Avenir. On s’était engagés à couvrir les 61 dossiers pour lesquels il y avait une solution d’hébergement. Il n’y a en effet pas de moyens supplémentaires parce que l’AVIQ n’en a pas besoin. Les moyens pour 2018 sont déjà là. L’argent sera trouvé. On en a eu la confirmation », insiste le chef de cabinet.

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Un manque de place criant dans toutes les régions

Le problème de places en institution pour prendre en charge les cas les plus lourds et les plus urgents est loin d’être nouveau. Le Gamp, groupe d’action qui dénonce le manque de places, milite depuis des années pour ( en vain ?) résoudre le problème. Si pour 2018, la situation semble être réglée, quid du futur ? « Mais on est loin de rencontrer toutes les urgences. Des centaines de famille attendent » précise Cinzia Tolfo, présidente du Gamp. Alors certains parents se tournent vers la Flandre, qui prend en charge la personne et non la structure. Mais ce n’est pas la panacée. Pour Céline Fremault, minisre en charge à Bruxelles, « si le système en place actuellement en Flandre peut montrer certains avantages, il ne pourrait pourtant pallier définitivement le problème du manque de places à Bruxelles. La création de places d’accueil et d’hébergement reste la priorité du Gouvernement. Toutefois, un projet tel que celui-là est financé en tant que projet pilote (en Cocom), le BAP (Budget d’Assistance Personnalisé). Le montant réservé à cette politique a d’ailleurs déjà doublé depuis le début de la législature. »

La rédaction



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