« Nous recrutons des sages-femmes pour notre pôle mère-enfant »

29/09/22 # Sage-femme
« Nous recrutons des sages-femmes pour notre pôle mère-enfant »

Françoise Despontin est sage-femme en chef au Quartier de naissance au CHRSM, sur le site Meuse à Namur. Labellisé IHAB (Hôpital Amis des Bébés et des Mamans), ce service jouit d’une excellente réputation tout comme les trois autres unités de soin qui composent le Pôle mère-enfant : la maternité, le MIC (grossesses à haut risque) et l’unité Kangourou (néonat’). Dix-sept sages-femmes accompagnent les futures mamans dans leur grossesse et réalisent plus de 1850 accouchements par an, soit 5 naissances par jour, en moyenne. Le pôle mère-enfant recherche régulièrement de nouveaux talents dont des sages-femmes.

Le Guide Social : Vous êtes sage-femme en chef au Quartier de naissance, en quelle année avez-vous rejoint le CHRSM ?

Françoise Despontin : C’était en 2001. Après avoir réalisé un stage que j’avais adoré au sein de l’hôpital, j’ai postulé et j’ai été engagée comme sage-femme. Il y a cinq ans, je suis devenue cheffe de service après avoir réussi des études de cadre.

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Le Guide Social : Qu’est-ce qui vous avait plu lorsque vous aviez postulé ?

Françoise Despontin : L’organisation, le travail, l’accueil, la rigueur, la bonne collaboration entre les sages-femmes et les médecins. C’était en accord avec ma vision du travail. Et ce sont aussi ces qualités que mettent en avant les sages-femmes qui travaillent dans le service. Elles sont très attachées aux valeurs de l’institution : l’humanité, le respect, l’écoute et l’esprit d’équipe. Nous travaillons dans une équipe pluridisciplinaire composée de gynécologues, pédiatres, sages-femmes, infirmier.ère.s pédiatriques, psychologues et aide-logistiques. Les sages-femmes travaillent dans une relation de confiance et de respect avec les médecins et c’est important de le souligner. Nous sommes comme une famille au sein de l’équipe : nous sommes soudés et solidaires.

« Les couples veulent que leur bébé naisse le plus naturellement possible »

Le Guide Social : En quoi le pôle mère-enfant se distingue-t-il des autres maternités ?

Françoise Despontin : Nous nous distinguons au niveau de notre expertise et de notre approche. Malgré la taille importante de la maternité (nous disposons de 5 salles d’accouchement classique, de 2 salles d’accouchement physiologique et d’une salle de césarienne), nous respectons la volonté des couples par rapport à leur projet de naissance. Grâce à nos chambres « physio » équipées d’une grande baignoire, nous pouvons accompagner les mamans qui souhaitent accoucher comme à la maison.

Ces chambres ont de plus en plus de succès car les familles recherchent un retour à la nature. Les couples veulent que leur bébé naisse le plus naturellement possible. Nous essayons de respecter au maximum les souhaits des parents tout en veillant à la sécurité de la maman et de l’enfant.

Le Guide Social : C’est ce qui a permis à la maternité d’obtenir le label IHAB (Hôpital Amis des Bébés et des Mamans) ?

Françoise Despontin : Notre maternité est en effet labellisée IHAB (Hôpital Amis des Bébés et des Mamans) depuis 2010. Ce label certifie que nous respectons les rythmes des mamans et des bébés. Nous prônons l’allaitement maternel. Nous favorisons le lien mère-enfant et l’attachement. Il y a toute une philosophie dans l’approche que nous menons. Nous sommes réévalués tous les quatre ans pour le maintien de ce label.

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« Ce que nos sages-femmes aiment dans leur travail au CHRSM ? L’intensité, l’urgence et l’adrénaline »

Le Guide Social : Le pôle mère-enfant comprend également un service de grossesse à risque qui est devenu une référence dans la région…

Françoise Despontin : Le MIC, Maternal Intensive Care, est en effet un service de référence dans la province de Namur pour les grossesses à haut risque. Il se compose d’une équipe pluridisciplinaire qui accueille les futures mamans 24h/24. Quand une future maman est hospitalisée au MIC, c’est que la grossesse ne se passe pas comme prévu. Cette situation peut engendrer du stress et des inquiétudes. Le personnel soignant du MIC, composé de gynécologues et sages-femmes, est tout à fait adapté à la prise en charge de chaque patiente. Le personnel, au-delà des soins de qualité qui sont apportés, offre une écoute et un accompagnement individualisé à chacune.

Ce service est le seul référent agréé par le Ministère de la santé dans le bassin namurois, depuis septembre 2009. Nous recevons les patientes qui sont transférées des autres institutions qui ne prennent pas en charge les grossesses à risque. Nous pouvons accueillir des bébés qui naissent à 24 semaines.

Le pôle mère-enfant comprend également l’unité Kangourou qui permet aux parents de nouveau-nés ayant besoin de soins en Néonatologie non-intensive d’être hospitalisés auprès de l’enfant.

Le Guide Social : Comment se déroule une journée type pour une sage-femme au Quartier de naissance ?

Françoise Despontin : Le matin, nous accueillons les entrées programmées pour des déclenchements et pour les césariennes. Nous prenons en charge également les futures mamans qui arrivent en travail spontané. Il n’y a pas deux journées qui se ressemblent. Et c’est précisément ce que nos sages-femmes aiment dans leur travail au CHRSM : l’intensité, l’urgence et l’adrénaline. Elles apprécient aussi la diversité et la complexité des situations qui leur permettent de gagner en compétences aux côtés de nombreux gynécologues très réputés.

« C’est important en tant que cheffe d’unité de continuer à être dans les soins »

Le Guide Social : En quoi consiste votre travail de sage-femme en chef ?

Françoise Despontin : Je dois coordonner tous les intervenants du Quartier de naissance : les sages-femmes, les gynécos, les anesthésistes et les pédiatres. Je m’occupe aussi de la gestion du matériel, des plannings, des congés et des relations humaines. Je suis aussi dans les soins.

Le Guide Social : Vous faites donc toujours des accouchements ?

Françoise Despontin : Oui, j’estime que c’est important en tant que cheffe d’unité de continuer à être dans les soins. Si l’on s’en détache, on ne peut plus être dans la réalité de terrain. Et si je ne suis plus sur le terrain, je ne peux pas gérer correctement mon équipe et conseiller les sages-femmes au mieux.

Propos recueillis par Lina Fiandaca

Découvrez la visite virtuelle du Quartier de naissance du CHRSM !

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