Ouverture imminente du nouveau centre de déradicalisation de la FWB

Ouverture imminente du nouveau centre de déradicalisation de la FWB

Nouvel outil de lutte contre la radicalisation, le Centre d’aide et de prise en charge des personnes concernées par le radicalisme violent (CAPRAV) ouvrira officiellement ses portes très prochainement à Bruxelles.

Annoncé depuis plusieurs mois par le gouvernement de la Fédération Wallonie Bruxelles, le CAPRAV sera bientôt lancé en région bruxelloise. Rachid Madrane, ministre en charge de l’aide à la Jeunesse et des Maisons de Justice, le présentera officiellement lors d’une conférence de presse prévue dans les prochains jours.

Sur base volontaire

Le CAPRAV n’est pas un centre fermé. L’adhésion au centre se fera sur base volontaire et les "radicaux" n’y seront pas hébergés. "Tout sera fait pour assurer la sécurité du lieu et du personnel qui y travaille ", expliquait Rachid Madrane à La Capitale, en octobre dernier. "Le Centre proposera une prise en charge systématique et individualisée cohérente aux personnes touchées par le radicalisme violent et un soutien psychosocial." Ce soutien sera assuré par une équipe qui se compose de 17 professionnels. Des psychologues, psychiatres, assistants sociaux et un islamologue reconnu assureront le suivi des individus radicalisés, mineurs et majeurs, ainsi que de leurs familles.

Inspiration québécoise

Pendant plusieurs mois, Rachid Madrane a cherché l’inspiration à l’étranger. Il s’est rendu au Danemark, en France et au Canada pour voir les différentes expériences déjà menées en matière de radicalisme. Un dispositif imaginé à Montréal a particulièrement retenu son attention. Il s’agit d’une ligne téléphonique ouverte 24h sur 24. Les professionnels qui reçoivent les appels disposent de grilles d’évaluation leur permettant de juger directement la gravité de la situation. S’il y a un véritable problème, l’équipe psycho-sociale prend alors les personnes en charge. Le gouvernement de la FWB a décidé d’adopter ce même dispositif pour le CAPRAV. "Le centre, localisé au sein de l’Administration générale des Maisons de justice, sera joignable sept jours sur sept au-delà des heures de bureau", a confié, à la RTBF, le ministre Madrane.



Commentaires - 1 message
  • Bonjour,
    Pourquoi les tentatives de déradicalisation des jeunes, aussi méritoires et symboliques soient-elles, échouent-elles partout, sauf peut-être au Canada ? Développer chez les radicalisés l'esprit critique, l'ouverture à l'autre et le respect de sa différence, est-ce suffisant ? Accorder de meilleurs moyens aux milieux associatifs, est-ce la solution ?

    Je crains que non parce que, jusqu'à présent, du fait de l'actuelle conception (souvent laxiste et électoraliste) de la tolérance et de la neutralité, on élude partout une question préalable, pourtant fondamentale à mes yeux : les religions, mais surtout l'islam, lorsqu'elles imposent dès la prime enfance la soumission à un dieu, etc.(ce qui laisse des traces indélébiles !) et qu'elles occultent ensuite la découverte des options philosophiques non confessionnelles, permettent-elles aux adolescents de choisir, en connaissance ce cause et aussi librement que possible OU de ne pas croire ?

    Non, bien sûr ! Les adolescents n'ont dès lors pas l'occasion de découvrir le respect dû aux valeurs humanistes de la Déclaration Universelle des Droits Humains de 1948, et encore moins de se demander si les dieux, objectivement absents, n'auraient pas qu'une existence subjective, imaginaire et donc illusoire, à la suite d' influences éducatives et culturelles, certes légitimes et de « bonne foi » mais unilatérales et communautaristes.

    Bien à vous,
    Michel THYS, à Ittre.

    Mithys samedi 7 octobre 2017 15:37

Ajouter un commentaire à l'article





« Retour

Pour votre facilité, ce site utilise les cookies conformément à nos conditions générales.