2017, année de libération de la parole des femmes

2017, année de libération de la parole des femmes

Suite aux divers faits de société concernant des comportements sexistes et discriminatoires à l’encontre des femmes, plusieurs mesures ont été prises par la Fédération Wallonie-Bruxelles. Le Plan intra-francophone de lutte contre les violences sexistes et intrafamiliales va être évalué et plusieurs nouvelles initiatives sont prévues. En parallèle, la ministre Simonis instaure des cours dans l’enseignement de promotion sociale.

2017 aura été l’année de libération de la parole des femmes et des initiatives prises à l’encontre des comportements sexistes ou discriminatoires. Le gouvernement vient de marquer son accord sur l’évaluation 2016-2017 du Plan intra-francophone de lutte contre les violences sexistes et intra-familiales. Sur les 190 mesures du Plan instauré par les différentes entités fédérées en 2015, 132 sont actuellement réalisées ou en cours de réalisation en Fédération Wallonie-Bruxelles, ce qui représente environ 75% des engagements pris. En plus, la ministre Simonis proposera des cours dans l’enseignement de promotion sociale, dès janvier 2018.

Plusieurs mesures

Parmi les actions menées pendant l’année échue, on répertorie notamment la création d’une ligne téléphonique gratuite à destination des victimes de violences sexuelles (0800/98 100), la réalisation d’animations d’éducation à la vie relationnelle, affective et sexuelle (EVRAS) dans le secteur de la jeunesse par une partie des 65 opérateurs labellisés à cette fin, ou encore la création d’un article budgétaire spécifique à la lutte aux violences faites aux femmes.

Quelles perspectives ?

En ce qui concerne les perspectives de l’année 2018, trois principaux projets sont d’ores et déjà programmés :

Un décret relatif à la lutte contre les violences faites aux femmes. Ce projet de décret devrait venir pérenniser le soutien financier apporté aux associations de terrain actives dans ces matières. À cet égard, la Ministre Simonis déposera un texte sur la table du Gouvernement dans le courant du premier semestre.

Le renforcement de la formation des professionnels.Afin de former les intervenants de première ligne, professionnels ou futurs professionnels dans les filières paramédicales, sciences humaines et sociales, par exemple, à mieux identifier et à orienter les victimes de violences de manière adéquate, 4 modules de cours spécifiques liés aux violences seront instaurés, dès janvier prochain, dans 6 « écoles pilotes » de l’Enseignement de promotion sociale. Ces modules de cours aborderont notamment, les violences conjugales, le harcèlement de rue, le sexisme ainsi que les mutilations génitales.

Une campagne de sensibilisation relative à la prostitution étudiante Bien avant les récentes publicités pour le sugardating, la Fédération Wallonie-Bruxelles souhaitait aborder la problématique de la prostitution étudiante. A cet effet, un colloque et une campagne de sensibilisation relative à la prostitution étudiante se dérouleront en février prochain, sous l’impulsion des ministres Marcourt et Simonis.

Des cours en promotion sociale

Invitée de RTL, la ministre Simonis a expliqué vouloir lancer un cours pilote dans 6 établissements scolaires et ce, dès janvier. Axés sur les violences faites aux femmes, les cours aborderont des sujets tels que les mutilations génitales, les violences conjugales, le sexisme, etc. Pour la ministre « Ce sont des cours donnés dans l’enseignement de promotion sociale, donc avec du personnel tout à fait compétent. C’est très important pour moi de déposer cette mesure parce que on est en fin d’année 2017 et on pourra dire que 2017 aura été celle de la libération de la parole des femmes victimes de violences. Je crois vraiment qu’aujourd’hui, on doit au-delà de l’indignation, pouvoir venir avec des mesures fortes à tous les niveaux de pouvoir. »

Ces cours permettront également de fournir plus d’outils pour les professionnels de terrain, parfois peu équipés à la prise en charge de ces victimes. « C’est aussi par la souplesse de cet enseignement pouvoir très vite proposer des modules de formation lorsqu’il y a eu une opportunité ou un phénomène de société. Et c’est tout à fait le cas ici. On sait que les professionnels de première ligne ont parfois beaucoup de mal à accompagner des victimes de violences et on veut leur donner des processus pour mieux le faire », explique la ministre.



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