Aidants proches : deux tiers sont des femmes

Aidants proches: deux tiers sont des femmes

Qui sont ces aidants proches et quelles sont leurs réalités ? Partenamut, la première mutuelle à avoir reconnu ce statut, répond à ces questions dans son dernier baromètre, basé sur 1688 aidants proches reconnus en 2018. On y découvre leurs profils mais aussi leurs besoins spécifiques.

Début du mois, la mutuelle Partenamut a sorti son grand baromètre consacré aux aidants proches. Alors que la loi reconnait l’existence des aidants proches depuis 2014, aucuns droits sociaux spécifiques ou aides financières leur ont été attribués. Et, pourtant, seulement 38% ont encore une activité professionnelle.

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Une question de famille

Sans surprise, les aidants proches sont presque exclusivement un membre de la famille de la personne aidée. La moitié d’entre eux est leur conjoint. Ensuite, on retrouve leur enfant ou bien un parent. Leur âge moyen est de 57,7 ans et deux tiers sont des femmes. Plus de 80% des aidants proches cohabitent avec l’aidé. Seulement 50% font appel à une aide extérieure, comme une infirmière à domicile ou une aide familiale. Mais qui sont les personnes soutenues quotidiennement ? Majoritairement des personnes âgées (âge moyen  : 62,4 ans) souffrant de cancer, pathologies nerveuses, comme Alzheimer, ou des problèmes circulatoires, de type AVC.

Les aidants proches s’occupent des courses, des tâches ménagères, des repos. Ils sont une aide psychologique et administrative, ainsi qu’un taxi. Seul 38% d’entre eux ont encore une activité professionnelle. Ils se dédient à aider leurs proches, mais ils ont aussi des besoins. Besoins de répit, de rompre la solitude, d’aide administrative, d’accès à l’information, d’une personne de référence à qui s’adresser…

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Où sont les aides  ?

La loi du 12 mai 2014 leur a conféré un statut officiel mais ni avantages sociaux, ni aides financières. Concrètement, la loi définit juridiquement la notion d’aidant proche permettant ainsi l’octroi d’une reconnaissance. «  La demande de reconnaissance se fera auprès de la mutualité de l’aidant proche, via une déclaration sur l’honneur et devra être renouvelée chaque année  », explique l’asbl Aidants Proches. La mutualité Partenamut a été la première à offrir des avantages et services spécifiques à ces personnes (remboursement d’aide familiale, des frais de séjour de convalescence pour un aidant proche accompagnant la personne en perte d’autonomie…).

Le statut manquant de clarté, il n’existe pas d’aide homogène sur l’ensemble du territoire de la Belgique. Pourtant, ces dernières années ont vu l’apparition de structures soutenant les aidants proches dans leurs différentes démarches. Comme, par exemple, l’asbl Aidants Proches, Jeunes aidants proches ou le réseau SAM. Ce dernier propose un guide médico-social à destination des aidants proches ainsi qu’une ligne d’écoute. Finalement, Bruxelles veut devenir une «  Région Aidante  ». Cette initiative, porté par le secteur associatif et soutenu par la ministre Céline Fremault, vise à faire de notre capitale un endroit où les aidants proches et leurs besoins sont pris en compte.

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Commentaires - 1 message
  • Drôle de photo, choisie par le guide social pour illustrer son article! Où sont les femmes?

    Ana Evangelista mercredi 20 mars 2019 07:00

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