Covid-19 : la santé mentale du personnel soignant en péril

Covid-19: la santé mentale du personnel soignant en péril

Le taux d’anxiété chez le personnel soignant était moins élevé en début d’octobre qu’en avril mais d’autres symptômes psychologiques ont persisté selon un sondage conduit auprès de 1.280 travailleurs dans les hôpitaux et centres de soins.

Les travailleurs de la santé ressentent moins d’anxiété qu’en avril mais restent sujets à des souffrances psychologiques. Voilà les résultats d’une enquête menée par les hôpitaux et organisations de soins flamands Zorgnet-Icuro et relayée par De Standaard et Het Nieuwsblad. Cette étude a été menée au début du mois d’octobre, donc avant la seconde vague, auprès de 1.280 travailleurs hospitaliers et de centres de soins résidentiels.

“Les résultats sont pires que lors de la première vague de Covid”

Comparé au mois d’avril, les soignants sont moins anxieux car ils ne craignent plus le manque de matériel de protection et sont mieux informés des protocoles à suivre. Ainsi, l’étude révèle qu’ils étaient plus “sous pression” et plus “constamment en hyperalerte” en avril qu’au début du mois d’octobre. Toutefois, les chiffres sont aussi élevés en avril qu’en début d’octobre pour d’autres symptômes psychologiques comme le stress et la fatigue. 55% des personnes interrogées se révèlent être épuisés tandis que 43% souffrent de manque de sommeil.

Face à cette situation, le professeur Kris Vanhaecht de l’Institut des soins de santé de Louvain (KU Leuven) déclare au journal Le Soir que « nous nous attendions à ce que l’été ait un effet positif, mais ce n’est pas du tout le cas. Les résultats sont en fait pires que lors de la première vague de Covid en avril ». De plus, « nous constatons que notre personnel tombe malade, Covid ou pas. Il travaille dur depuis de nombreux mois, sans beaucoup de temps pour récupérer », remarque Karolien De Prez, la porte-parole de l’hôpital universitaire UZ Brussel dans le journal Healthcare Executive.

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Le personnel a besoin de renforts

Outre l’inquiétude liée à leur santé mentale, les soignants se préoccupent des difficultés prochaines de la seconde vague, notamment celui du personnel en sous-effectif. C’est ce qu’ont dénoncé les travailleurs de l’hôpital Erasme à Anderlecht ce lundi par un arrêt de travail spontané de 10 minutes. Le manque de personnel a atteint son paroxysme, avec des soignants testés positifs mais asymptomatiques qui doivent quand même travailler. A la contamination des membres du personnel s’ajoutent d’autres facteurs comme les congés maladie, les quarantaines et les congés parental corona. Ce ras-le-bol collectif représente un appel à l’aide au gouvernement et illustre un mal-être présent depuis longtemps chez les travailleurs de la santé.

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