Manque de moyens et de personnel : le secteur de l’Enfance en grève le 28 juin

Manque de moyens et de personnel : le secteur de l'Enfance en grève le 28 juin

Les syndicats espèrent convaincre le gouvernement d’investir dans les services d’accueil de la petite enfance. Les travailleurs sont à bout et attendent des réformes alors que le nouveau projet de Contrat de gestion de l’ONE déplait fortement.

Face à la passivité des autorités, le secteur de l’Enfance se prépare à une nouvelle grève pour faire entendre sa voix et demander le soutien du gouvernement. Le front commun CNE, Setca et CGSLB est à l’initiative. Les manifestants se réuniront le 28 juin devant le cabinet de la Ministre de l’Enfance Bénédicte Linard, place Madou à Bruxelles. Syndicats et travailleurs espèrent une reconnaissance traduite par une revalorisation salariale et une augmentation du personnel.

- Lire aussi : Colère du secteur de l’enfance : quel avenir pour les réformes MILAC et ATL ?

Les revendications du secteur

Par cette journée d’action et de grève, le personnel exige :

  • le financement d’une augmentation progressive de l’encadrement des enfants (passer progressivement de 1 accueillant pour 6 enfants à 1,5/7 enfants (comme décidé dans la Réforme votée en 2019). Le nouveau projet prévoit une évaluation budgétaire en 2024, et donc le report de la décision vers la prochaine majorité. Inacceptable.
  • un engagement ferme que les travaux qui s’entament pour la réforme de l’Accueil temps libre (ATL) débouchent sur une première étape de concrétisation pendant cette législature (et pas seulement « il n’est pas impossible qu’un avenant du contrat de gestion puisse permettre cette mise en œuvre »)
  • des moyens suffisants pour un accord social non marchand : le budget actuellement décidé déboucherait sur une augmentation ridicule de 2,5€ par jour de travail pour le personnel de l’Enfance. Ridicule !
  • la distribution sans délai des chèques de 250 € promis par le gouvernement comme encouragement après l’implication du secteur dans la gestion de la pandémie.

En dépit de certaines avancées pour le secteur, le manque de personnel et de moyens se font toujours ressentir. Pour Nathalie Lionnet, secrétaire générale de la Setca, une norme d’encadrement des enfants est nécessaire et profiterait aussi bien aux travailleurs qu’aux enfants suivis. La question de l’accueil de l’enfance est une question de société et la crise a montré les limites actuelles du secteur : le besoin de réinvestir est urgent pour assurer l’égalité des chances de tous les enfants et le combat doit se poursuivre.



Ajouter un commentaire à l'article





« Retour

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies.   J'accepte   En savoir plus