Sans-abrisme : un relais social en Brabant wallon

Sans-abrisme: un relais social en Brabant wallon

Un relais social pour lutter contre la pauvreté et l’exclusion sociale devrait voir le jour d’ici début 2021 dans le Brabant wallon.

La région wallonne a octroyé un subside de 50.000 euros à la Fédération des maisons d’accueil et des services d’aide aux sans-abri (AMA) pour ouvrir un relais social en Brabant wallon. Ce montant servira à engager une personne à temps plein à partir du 1er janvier 2021. Sa mission principale ? Rencontrer les acteurs de terrain pour trouver des solutions adaptées aux besoins des personnes en situation de précarité.

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Missions et objectifs

L’objectif principal du relais social est d’identifier les enjeux réels du terrain et d’y apporter des solutions. Concrètement, le responsable en charge de cette structure devra établir un bilan de la précarité dans la province mais aussi coordonner les acteurs de l’aide sociale comme les CPAS, les maisons médicales et les centres de jour. Ainsi, comme l’explique le député wallon Laurent Heyvaert (Ecolo) à la DH, “en rencontrant les personnes de terrain, on pourra avoir un profil plus précis de ces personnes qui ont besoin d’aide.”

Selon le député Ecolo, cette structure permettra d’élargir le champ d’actions des acteurs de terrain, notamment dans des zones rurales où l’aide sociale est quasi absente. "Certains acteurs sont très actifs sur leur territoire, leur commune ou les communes limitrophes. Une fois qu’on peut essayer de développer ces projets à plus large échelle, on peut essayer de lutter contre ce qu’on appelle la précarité rurale", explique-t-il au média TV Com. La tâche ne sera pas aisée puisqu’il faudra fédérer certaines organismes (au moins trois CPAS, trois communes et un hôpital) mais aussi établir un plan budgétaire pour trouver d’autres subsides.

Vers un abri de nuit ?

Le Brabant wallon ne possède à ce jour aucun abri de nuit. Or, depuis 2016, la région wallonne impose une structure dans chaque ville de plus de 50.000 habitants et une au minimum par province. Avec la création du relais, cette situation pourrait changer. "Si tous les acteurs rassemblés dans ce futur relais social en viennent à la conclusion qu’un abri de nuit est nécessaire, alors on pourra avancer dans ce sens", déclare Laurent Heyvaert à la RTBF.

Pour le député wallon, l’abri de nuit n’est pas la seule solution possible. C’est pourquoi le relais social se penchera également sur un autre projet : le Housing First, un dispositif d’insertion sociale pour les sans-abris en les logeant sans conditions. “L’idée, c’est de prendre des logements et de les mettre à disposition des personnes qui sont dans le besoin tout en assurant un suivi médical et social. La création de ce relais social, c’est une première étape pour savoir vers quelle solution il faudra se diriger à l’avenir", conclut M. Heyvaert dans la DH.

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