Un permis unique aux demandeurs d’asile pour lutter contre la pénurie

Un permis unique aux demandeurs d'asile pour lutter contre la pénurie

Les demandeurs d’asile qualifiés pourraient venir en renfort au personnel soignant s’ils disposaient d’un permis de travail et de séjour unique. Les syndicats et le Réseau Wallon de lutte contre la Pauvreté les soutiennent dans leurs démarches.

De nombreux demandeurs d’asile qualifiés se voient refuser le droit d’exercer leur métier, dont celui de soignant, car ils ne possèdent pas de titre de séjour. En effet, si le droit de séjour au niveau fédéral est refusé, le permis de travail, qui relève des compétences régionales, l’est automatiquement. Or, ce renfort de personnel qualifié soulagerait énormément le secteur des soins actuellement sous pression. C’est pourquoi les syndicats CSC et FGTB plaident pour un permis de travail et de séjour unique pour les métiers “essentiels”.

- [A lire] : Soutenir la santé, réduire le chômage : la nouvelle mission d’Actiris

Le cas de Farouk Marouf

Né à Bénin, Farouk Marouf a suivi des études en Belgique. Il a obtenu son diplôme d’infirmier en janvier dernier ainsi qu’un contrat CDI au sein du CHU de Liège. Cependant, il ne peut pas exercer son travail. En effet, son permis de travail lui a été refusé car son métier n’est pas considéré comme une profession en pénurie et parce qu’il doit avoir un droit de séjour. Face à cette situation, Farouk Marouf exprime son désarroi : “C’est vraiment dommage qu’à cause d’un document, je ne puisse pas travailler. Je veux aider sur le front mais à cause d’un blocage administratif, je ne peux pas”, confie le demandeur d’asile dont les propos ont été relayé par la Belga.

Un recours a été déposé au Ministre de l’Emploi wallon dans le but d’obtenir un permis de travail et de séjour unique. Si le permis de travail est accordé mais pas le titre de séjour, l’avocat de l’infirmier, Me Vincent Lurquin fera appel au Conseil d’Etat : "Ce ne serait pas légitime et évidemment intenable au vu des pénuries que nous connaissons. Je pense dès lors que le Conseil d’Etat pourrait nous donner raison", explique-t-il dans le journal Le Soir.

Aujourd’hui, les syndicats plaident la cause du demandeur d’asile et demandent que la liste des métiers en pénurie englobe les métiers du soin. L’octroi du permis unique permettrait ainsi de pallier le manque de personnel soignant.

- [A lire] : “Il y a 5.000 postes à pourvoir” : la pénurie des métiers infirmiers s’aggrave



Ajouter un commentaire à l'article





« Retour

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies.   J'accepte   En savoir plus