Colère des services de santé : journée nationale d'action le 24 octobre

Colère des services de santé: journée nationale d'action le 24 octobre

Le 24 octobre prochain, le front commun syndical invite l’ensemble des professionnels du secteur des services de la santé à contester l’immobilisme prolongé du gouvernement suite aux promesses non tenues de l’accord social d’octobre 2017. Meilleure salaire, prévisibilité des horaires, organisation assouplie des congés : la CGSLB revient sur les revendications du mouvement.

L’impatience a fini par gagner les rangs des travailleurs des soins de santé, épuisés d’attendre. Le 25 octobre 2017, les différents acteurs étaient parvenus à un accord social. Ce dernier prévoyait toute une série de nouveaux droits pour les travailleurs des services de santé fédéraux comme les hôpitaux ou encore les soins à domicile. Pourtant, deux ans plus tard, l’espoir a laissé place à une profonde frustration… Et pour cause : le fameux accord n’a toujours pas été mis en œuvre. « Pour le gouvernement, cela signifie qu’il doit libérer les budgets promis. Pour les syndicats et les employeurs, cela signifie un engagement à conclure des conventions collectives de travail qui traduisent les accords conclus en de véritables droits pour les travailleurs », note le syndicat CGSLB. « Autrement, tout accord social restera lettre morte. »

Pour le front commun syndical, la coupe est donc pleine, archi pleine. A l’occasion du deuxième anniversaire de l’accord social du 25 octobre 2017, il a décidé de frapper un grand coup en organisant une journée nationale d’action dans les services de santé du Royaume.

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Nouvelle classification de fonctions IFIC : paralysie !

Un dossier inquiète particulièrement la CGSLB : la mise en place mouvementée de la nouvelle classification de fonctions IFIC dans le secteur. Cette dernière est essentielle pour le personnel : elle fixe en effet les bases de la rémunération de tous les travailleurs du secteur et ce pour les décennies à venir. « Ce modèle de classification entame déjà sa première phase d’entretien. La phase 2 - et donc un nouveau % d’évolution - du modèle salarial était prévue pour le 1er janvier 2020. Malheureusement, les employeurs des hôpitaux refusent de signer la convention collective de travail relative au rapportage salarial IFIC malgré que celle-ci soit prête depuis des mois », dénonce le syndicat libéral.

Souci et de taille : impossible de préparer la deuxième phase sans cette fameuse CCT. « C’est une réelle mascarade ! Il sera impossible de faire un nouveau pas vers une augmentation du pouvoir d’achat pour le personnel des services de santé fédéraux d’ici le 1er janvier 2020…alors que les budgets prévus (15 millions d’euros en 2019 et 15 millions d’euros en 2020 pour la phase 2) vont être versés sur les comptes des institutions ! »

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Des avancées essentielles pour le personnel

La CGSLB se bat également pour offrir aux professionnels des soins de santé la prévisibilité des horaires, soit le droit de savoir à temps quand ils sont programmés à l’horaire. « C’est un exercice difficile, surtout lorsqu’il y a une pénurie de personnel », note-t-elle. « L’accord social prévoyait une amélioration de la planification et de la transmission des horaires en échange d’un assouplissement des règles de planification. Cet accord est resté lettre morte. »

L’accord social de 2017 contient également un point concernant les congés des travailleurs. Il est ainsi question de leur donner la possibilité de prendre 2 semaines incluant 3 week-ends de jours de congé consécutifs. Autre mesure : le droit pour les travailleurs à temps partiel d’augmenter leur temps de travail et le droit de convertir leur contrat à durée déterminée en durée indéterminée. « Donner aux travailleurs à temps partiel davantage de possibilités d’occuper un emploi à temps plein permettrait d’augmenter leurs revenus mais aussi d’accroître la sécurité de l’emploi et donc l’attractivité du secteur », pointe la CGSLB. « Deux mesures simples qui peuvent créer une situation « win-win » tant pour l’employeur que pour les personnes concernées. Qu’attendons-nous pour les réaliser ? »

Notons encore que le syndicat réclame des engagements concernant la formation des réseaux hospitaliers. Il souhaite ainsi que tout ce processus puisse être accompagné et discuté avec les représentants des travailleurs dans le cadre d’une consultation globale au niveau du réseau. Comme le prévoit l’accord social de 2017…

Une chose est certaine : la CGSLB, tout comme les autres syndicats, ne compte rien lâcher. « Nous appelons à une action nationale le 24 octobre dans toutes les institutions afin d’ouvrir les yeux des employeurs et leur faire comprendre que, pour les travailleurs, c’en est trop ! Des mois…pardon, des années sans résultats… Ça suffit ! »

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