Des députés PS veulent réformer les soins de santé mentale en Belgique

Des députés PS veulent réformer les soins de santé mentale en Belgique

Trois députés socialistes souhaitent la mise en place d’une série de mesures visant à garantir l’accessibilité financière des soins de santé mentale. Remboursement des consultations chez les psychologues et les orthopédagogues cliniciens, création d’une commission nationale de santé mentale ou encore renforcement de la concertation et des échanges entre tous les acteurs concernés par la santé mentale : voici les grandes lignes de leur proposition de résolution soumise à la Chambre.


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« Le non-remboursement généralisé des soins psychologiques renforce et maintient la stigmatisation de la santé mentale et des soins de santé mentale », alertent, d’une seule voix, Patrick Prévot, Eliane Tillieux et Hervé Rigot. Pour les trois députés fédéraux socialistes, rendre les soins psychologiques remboursables aura pour effet bénéfique de mettre en exergue que les conseils et les thérapies psychologiques ont une vraie efficacité et peuvent offrir une meilleure qualité de vie aux citoyens. Autre élément non négligeable selon eux : le remboursement des soins de santé mentale va permettre une valorisation de la profession de psychologue.

Face à ces différents constats, les trois élus socialistes viennent de déposer une proposition de résolution sur le bureau de la Chambre des représentants. Avec cette initiative, ils souhaitent que le gouvernement mène une réforme des soins de santé mentale sur l’ensemble du territoire belge.

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Au menu ? Sept demandes au Fédéral

Une des premières revendications des représentants du PS est que l’exécutif fédéral détermine une nomenclature spécifique qui permettra le remboursement des consultations chez les psychologues cliniciens mais également chez les orthopédagogues cliniciens. Une autre demande consiste en la création d’une commission nationale de santé mentale. Cette dernière aura pour mission de définir les engagements entre les psychologues cliniciens, les orthopédagogues cliniciens et les organismes assureurs. Ils demandent aussi que soit conclu « une convention pour les soins psychologiques et psychothérapeutiques avec les organismes assureurs garantissant l’accessibilité aux soins et la sécurité tarifaire pour les patients. »

Les députés veulent aussi que le gouvernement donne vie à une « une convention pour les soins psychologiques et psychothérapeutiques avec les organismes assureurs garantissant l’accessibilité aux soins et la sécurité tarifaire pour les patients ; le remboursement par l’assurance obligatoire devant se faire dans le cadre de cette convention. » Les députés estiment également que le remboursement ne doit pas être consenti uniquement lors d’un référencement par un médecin. Selon eux, il convient de le garantir aussi lors d’une consultation directe du patient.

« Garantir la concertation et les échanges de tous les acteurs concernés par la santé mentale » : voici encore une mesure réclamée par les auteurs de la proposition de résolution. Pour eux, il serait également judicieux de réfléchir à la possibilité d’ouvrir les réseaux 107 aux psychologues cliniciens et aux orthopédagogues cliniciens. Finalement, notons encore cette revendication des socialistes : « Permettre aux psychologues cliniciens et aux orthopédagogues cliniciens de déterminer la méthode de surveillance, la méthode de traitement et sa durée, en concertation avec le patient. Et, si nécessaire, de consulter d’autres médecins et/ou de l’orienter vers ces derniers dans le cadre d’une approche intégrée et multidisciplinaire. »

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