Elections : les Services de Santé Mentale ont besoin de plus de moyens

Elections: les Services de Santé Mentale ont besoin de plus de moyens

Au début de l’année, La Ligue Bruxelloise Francophone pour la Santé Mentale (LBFSM) a sorti son mémorandum. Elle met en lumière les différents enjeux de Bruxelles en matière de santé mentale.

Participer à la lutte contre la précarisation, faire lien avec les réformes des soins de santé mentale, favoriser la participation des publics… Autant d’actions importantes pour contribuer à une meilleure santé mentale des Bruxellois. La Ligue Bruxelloise Francophone pour la Santé Mentale se livre sur ses souhaits à quelques mois des élections. Revenons sur ses propositions principales  : le renforcement des SSM et la coordination renforcée des niveaux de pouvoirs.

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Des services saturés !

Depuis des années, la Ligue dénonce une saturation des SSM. «  Sans moyens supplémentaires, les services ne peuvent mettre en place un accueil et un suivi qui répondent aux besoins des personnes et qui donc permettent le soin  », argumente-t-elle. Raison pour laquelle ils demandent  :

- que tous les SSM puissent disposer d’une équipe agréée pour enfants et adolescents (aujourd’hui, 70% des services disposent de ce genre d’équipe)  ;

- face à la problématique croissante des besoins des personnes âgées, que des moyens supplémentaires soient dévolus  ;

- que tous les services reconnus par le réseau à Bruxelles puissent être agréés  ;

- que soit financée la participation des services aux différents espaces de coordination mis en place par les pouvoirs publics  ;

- que soient valorisés l’ensemble des barèmes et qu’une enveloppe suffisante soit prévue pour développer des initiatives nouvelles et originales.

Une approche intégrée

Pour la Ligue, il faut une approche plus intégrée de la Santé Mentale. Cela passe, avant tout, par plus l’intersectionnalité au niveau politique. A Bruxelles, six ministres différents sont compétents de la Santé. «  Nous ne demandons pas de fusionner tous les Ministères en un seul, mais une intersectorialité bien comprise, où chacun-e continue de jouer son rôle, en concertation et en bonne intelligence avec les autres  ». Un renforcement de coordination qui doit, également, inclure les communes bruxelloises. Le travail de terrain et de proximité est essentiel dans le secteur.

«  Cette approche intégrée doit également passer par des mesures d’impact santé mentale sur toutes les politiques publiques, à l’instar de ce qui devrait déjà exister en ce qui concerne la pauvreté ou les inégalités de genre », ajoute la LBFSM. 

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