Féminicides en France : "Doublez les subsides des associations !"

Féminicides en France:

Des associations féministes et proches des victimes de violences conjugales ont manifesté à Paris, ce samedi le 6 juillet, pour réclamer au gouvernement une vraie politique de lutte contre les féminicides. Nous y étions !

Des associations féministes et parents des victimes de violences conjugales ont organisé un rassemblement à Paris, place de la République, le samedi 6 juillet. Ces derniers ont dénoncé les féminicides. La veille, le journal «  Le Monde  » avait publié un article dévoilant la mort de 74 femmes depuis janvier 2019 à cause de violences conjugales.

L’objectif de la mobilisation est de réclamer des mesures immédiates pour lutter contre les féminicides. Le Guide Social a rencontré plusieurs responsables des associations féministes sur le terrain pour constater leurs revendications à l’égard du gouvernement.

«  Les quatre ou cinq mesures qui doivent être prises, c’est d’interdire au commissariat le fait de refuser une plainte de violence, la deuxième c’est que Nicole Belloubet la ministre de la Justice française mette en place l’ordonnance de la protection. C’est un dispositif qui est facile et qui peut sauver la vie d’une femme  », pointe la femme politique et militante féministe Caroline De Haas au Guide Social.

Marie Cervetti, la directrice de l’association une Femme un Toit, insiste sur un autre point : «  Dès lors qu’une femme porte une plainte en se déplaçant vers un commissariat, il faut tout de suite qu’on la protège ». De son côté, Caroline De Haas demande à Marlene Schiappa la secrétaire d’Etat à l’égalité femmes-hommes de «  doubler la subvention des associations pour qu’elles puissent accueillir correctement dans tous les départements de France les femmes victimes  ».

"Le 3 septembre ? C’est trop tard !"

Au lendemain du rassemblement, Marlene Schiappa a fait cette annonce au journal Madame Figaro : «  Nous allons organiser le 3 septembre à Matignon un Grenelle des violences conjugales. Le Grenelle sera lancé le 3 septembre 2019, en écho au numéro du 3919, le numéro gratuit d’écoute national destine aux femmes victimes de violences.  » Le Grenelle «  réunira le plus de monde possible  : à la fois, les ministres concernés, les associations subventionnées et des représentants de journalistes pour améliorer la couverture médiatique des violences conjugales  ».

Le collectif #NousToutes a réagi à la temporalité des mesures proposées par le gouvernement en indiquant que le lancement des actions allait prendre trop de temps. Or, les violences sont des cas d’urgence, qui ne prennent pas de vacances. «  Le gouvernement annonce une réunion dans deux mois et des résultats dans cinq (après l’adoption du budget de l’Etat) », conclut le collectif. « Le décalage entre la mobilisation inédite de la société contre les féminicides et les réponses apportées est flagrant  ».

A.A.

Découvrez notre reportage vidéo :

Retrouvez toutes les vidéos du Guide Social sur notre chaîne Youtube.



Ajouter un commentaire à l'article





« Retour

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies.   J'accepte   En savoir plus