Formation des kinés, ce qui va changer

Formation des kinés, ce qui va changer

Le ministre de l’Enseignement supérieur Jean-Claude Marcourt a décidé de supprimer la double filière pour les études de kinésithérapie. Validé hier par le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, le nouveau décret établit une formation en co-diplomation d’une durée de 5 ans.

La formation des kinésithérapeutes évolue ! Les étudiants devront dorénavant suivre un cursus en 5 ans, en co-diplomation entre Haute Ecole et université. A l’heure où le Fédéral va devoir examiner la possibilité d’un numerus clausus, la formation en Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB) s’aligne avec la durée de celle de la Flandre. Il s’agissait d’une demande de longue date d’Axxon, l’association professionnelle des kinésithérapeutes, qui a récemment adhéré à la nouvelle convention nationale. Approuvé par le gouvernement de la FWB, le nouveau décret devrait permettre d’éliminer la concurrence entre les filières et de renforcer la spécialisation des étudiants.

Le projet adopté

A l’initiative de Jean-Claude Marcourt, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, le Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a adopté ce mercredi 25 avril 2018, en première lecture, le projet de réforme des études de kinésithérapie. Dès l’année académique 2019-2020, le cursus sera porté à cinq années d’études. Il sera co-diplômé par les universités et les Hautes Ecoles.

Intégrer les évolutions du métier

L’objectif de ce décret est de faire en sorte que la formation de tous les kinésithérapeutes s’articule désormais autour d’une formation de base renforcée à une spécialisation professionnelle particulière. Pour Jean-Claude Marcourt, « cette réforme prend pleinement en considération l’évolution du métier, le fait par exemple que de plus en plus de kinésithérapeutes travaillent en équipe, mais aussi les avancées scientifiques, médicales et techniques qui font de cette formation une formation exigeante et en perpétuelle évolution. »

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Assurer la transition

Les formations, qui seront organisées à Bruxelles, Charleroi, Libramont, Liège, Louvain-La-Neuve et Tournai, respectent les volontés de collaboration exprimées par les établissements ; elles maintiennent la proximité géographique dans l’organisation de la formation et permettent de conserver au maximum le personnel dans chaque établissement.

Aujourd’hui, deux tiers des étudiants qui se destinent au métier de kinésithérapeute sont inscrits dans une Haute Ecole et un tiers dans une université. Pour prendre en considération cette réalité différente entre universités et Hautes Ecoles, le décret a prévu les mécanismes garantissant à la fois l’emploi et le financement des institutions. Les Hautes Ecoles devraient notamment bénéficier d’un financement de 9 millions d’euros entre 2019 et 2022 pour assurer la transition.

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