Kokcinelo : a-t-on trouvé la solution au manque d’accueillantes d’enfants ?

Kokcinelo : a-t-on trouvé la solution au manque d'accueillantes d'enfants?

Soutenir, guider mais aussi conseiller les futures accueillantes d’enfants indépendantes. Voilà la mission que s’est lancée Alan Keepen. Kokcinelo, sa structure d’accompagnement à l’entrepreneuriat social, pourrait être une réponse au manque criant de places d’accueil de la petite enfance à Bruxelles. Interview.

« A Bruxelles, ce n’est un secret pour personne, les places d’accueil de la petite enfance sont trop peu nombreuses. Et une des pistes de solution n’est pas du tout exploitée ! L’ONE recense en effet 2.600 accueillantes d’enfants à domicile, en Wallonie, contre seulement 100 dans la région bruxelloise. C’est beaucoup trop peu », lance Alan Keepen.

L’entrepreneur social poursuit : « Actiris dénombre 2.000 personnes prêtes à travailler dans le secteur. Parmi elles, il y a de nombreuses femmes qui ont été longtemps écartées du marché de l’emploi. Souvent car elles ont choisi de consacrer du temps à l’éducation de leurs propres enfants. Cette expérience précieuse n’est pas assez exploitée… »

Lutter contre le chômage en répondant à un besoin de société criant ? Il n’en fallait pas plus à Alan Keepen pour donner naissance à Kokcinelo. « Il s’agit d’une structure d’accompagnement à l’entrepreneuriat social spécialisée dans les métiers de l’accueil de la petite enfance. Car, ce choix de carrière avec les 0-3 ans ne s’improvise pas », pointe-t-il. « L’objectif est d’offrir nos services en complément de l’accompagnement proposé par l’ONE. Le secteur de la petite enfance est exigeant et c’est tant mieux ! Chaque enfant devrait avoir droit à un accueil de qualité. Mais du coup, les barrières à l’entrée dans ce secteur peuvent être nombreuses. C’est là que nous intervenons. »

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Ensemble, plus forts

Concrètement, Kokcinelo propose aux futures accueillantes indépendantes une formation, une aide pédagogique, un soutien au financement ou bien encore la rédaction des dossiers d’agrément ou de demande d’aide à l’installation.

« Nous suivons évidemment les recommandations et les normes de l’ONE. En fait, nous souhaitons aller encore plus loin. Notre volonté est de rehausser les standards et d’offrir un projet pédagogique haut de gamme, notamment via l’étude de la littérature en science de l’éducation », développe Alan Keepen. « La mise en commun de l’expérience et des bonnes pratiques entre les accueillantes sera aussi notre credo. Tous ensemble, nous serons plus forts. »

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Tester sans se brûler les ailes

Après une première phase centrée sur l’orientation, le soutien et la guidance, la structure d’accompagnement à l’entrepreneuriat social, passera dès 2020 à la seconde étape : demander son agrément comme coopérative d’activité en Région Bruxelloise.

« Ce statut permet aux citoyens de lancer leur activité professionnelle indépendante tout en conservant leurs droits au chômage ou au RIS pendant plusieurs mois », note-t-il. « Les gens peuvent donc tester un nouveau métier en ayant un filet de sécurité. Ils ont en effet la possibilité de revenir en arrière si l’expérience s’avère un échec. »

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Le projet de Kokcinelo vous intéresse ? Vous avez envie de créer votre emploi dans le secteur de l’accueil en limitant les risques ? Rendez-vous le 18 février à 14 heures pour la séance d’info organisée dans le cadre de la semaine thématique « entreprendre à moindre risque ». Inscriptions souhaitées.

E.V.



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