La Fédération des maisons médicales et MSF aident les maisons de repos

La Fédération des maisons médicales et MSF aident les maisons de repos

Propagation du coronavirus, pénurie de personnel, détresse psychologique et sociale des résidents… Les maisons de repos du pays sont dans une situation très critique. La Fédération des maisons médicales (FMM) et Médecins sans Frontières (MSF) collaborent pour leur venir en aide.

Les professionnels de promotion à la santé, infirmiers, médecins généralistes, kinés, psychologues des maisons médicales qui ont du temps libéré vu les difficultés actuelles de rencontrer leurs patients en face à face peuvent se porter volontaires pour cette mission dans le cadre de leur contrat de travail.

Le rôle de la FMM est de faire coïncider ces offres de soutien et la demande précise de chaque maison de repos. La coordination s’organise par régions : Bruxelles, Namur, Brabant wallon, Luxembourg, Hainaut et Liège.

Des formations ciblées et rapides

MSF met en place des formations pour ces volontaires afin qu’à leur tour ils puissent transmettre une série de bonnes pratiques aux maisons de repos. « Ce sont des outils sélectionnés pour aller droit au but, explique Fanny Dubois, secrétaire générale de la FMM. On se rend compte que ce qui stresse aussi les personnels des maisons de repos, c’est le flux actuel d’informations. Il y a un décalage entre la théorie et la pratique et il faut pouvoir les rassurer. » Ces formations portent entre autres sur les pratiques d’hygiène, la logistique, la réorganisation les lieux, l’usage rationnel du matériel, la prévention des risques.

« Nous savons qu’il y a des problèmes, nous savons que les maisons de repos ont besoin d’aide, dit Fanny Dubois. Nos deux associations ont l’une et l’autre de solides compétences en soins de première ligne et en soins d’urgence. Donc on y va ! »

Le soutien de la FMM aux équipes et de MSF est opérationnel depuis mercredi dernier à Bruxelles. Il a démarré ce lundi en Wallonie. Les maisons de repos qui le souhaitent sont contactées pour évaluer le besoin. Entre elles, le bouche-à-oreille fonctionne aussi, donc les demandes augmentent.

[Sur le même sujet] :
- Maison de repos : "Les visites à nouveau permises ? Un échec cuisant"
- L’ASBL Largardère vole au secours des aînés confinés à domicile
- Coronavirus : les soignants vont le payer cher et c’est insoutenable !
- L’armée et la protection civile au chevet des maisons de repos
- Maisons de repos face au Covid-19 : "S.O.S. d’un secteur en détresse"
- Maisons de repos : "Il faut prendre des mesures d’urgence aujourd’hui"
- Maisons de repos : le sous-effectif à l’épreuve du coronavirus…



Ajouter un commentaire à l'article





« Retour

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies.   J'accepte   En savoir plus