Labolobo, une asbl alliant inclusion des personnes âgées et art

Labolobo, une asbl alliant inclusion des personnes âgées et art

L’exclusion sociale par le manque de mobilité, tel est le fardeau qui guette les personnes âgées notamment dans les zones urbaines. Malgré sa proportion à l’ouverture, la ville isole de plus en plus les personnes qui, par leur condition, sont déjà en marge. L’association Labolobo lutte, depuis sa fondation le 6 mars 2014, contre l’exclusion sociale des personnes âgées en promouvant l’inclusion générationnelle et la rencontre entre les citoyens.

« Rompre l’isolement des personnes âgées et sensibiliser les plus jeunes grâce au médium artistique, c’est notre philosophie et notre but premier », déclare Noémi Garel, psychologue et administratrice de l’asbl. La perte de mobilité, souvent liée à l’âge, provoque exclusion sociale, isolement, cloisonnement. C’est un cercle vicieux qu’il faut casser et toute proposition était bonne à prendre.

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Une danseuse et une psychologue ont uni leurs forces

L’asbl s’est construite sur un constat simple : celui d’une rupture de plus en plus appuyée entre les générations notamment en milieu urbain. Giulia Sugranyes, danseuse et artiste aux multiples compétences et Noémi Garel psychologue clinicienne et alcoologue de formation se sont données pour mission de rompre ce cycle et promouvoir la solidarité et l’intergénérationnel par le biais de l’art. Ce médium agit comme un ciment, une maison de douceur permettant un échange plus fluide et intense.

Noémi Garel pointe : « Nous souhaitons rester dans une échelle locale et intimiste pour que cela favorise la participation et l’inclusion des personnes âgées. Souvent, dans les groupes nous avons cinq enfants pour une personne âgée. Cela est plus facile pour eux ».

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Construire du lien est la philosophie

Labolobo promeut la solidarité entre les générations à travers plusieurs programmes d’ateliers socio-culturels en partenariat avec d’autres institutions bruxelloises. Des dizaines de partenariats à l’œuvre à Bruxelles allant des écoles aux maisons de repos, en passant par des services de seniors, des centres de jour…toujours avec cette idée d’échelle locale.

La durabilité ainsi que la réciprocité sont au cœur de la démarche de l’association comme l’explique Noémi Garel : « Notre philosophie repose sur trois piliers qui sont la fréquence, la courte échelle et la construction de projet autour de l’art ».

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Refaire vivre la citoyenneté

L’art a le don de soigner les ecchymoses, qu’elles soient physiques ou mentales. La société civile a un rôle important à jouer dans la lutte contre l’isolement des aînés, dans le renforcement des lieux sociaux entre les générations ainsi que de la transformation de la vision sur la vieillesse. En favorisant l’intégration à petite échelle, Labolobo mise sur un esprit familial et bienveillant qui pousse à la création d’un lien qui se veut durable.

La psychologue et administratrice de l’asbl conclut : « Il est important que la fréquence des rencontres et des différents événements, soit rapprochée. Une condition indispensable pour créer ce lien et être utile ».

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B.T.



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