Le secteur du sans-abrisme interpelle les politiques

Le secteur du sans-abrisme interpelle les politiques

Ce mercredi 18 avril, les associations du mouvements Droit à un Toit se tiendront devant le parlement bruxellois pour manifester en faveur d’une politique intégrée contre le sans-abrisme. Le mouvement remet en cause, entre autres, la gestion du secteur après le scandale du Samusocial.

A Bruxelles, le secteur du sans-abrisme s’agite. Selon les chiffres de la Strada, le Centre d’appui bruxellois au secteur, le nombre de personne sans-abri aurait en effet doublé depuis 2008. En dépit des promesses de réformes et des 15 millions octroyés au secteur par la Région, les quelques 80 associations du mouvement Droit à un Toit dénoncent "un échec cinglant de la politique en la matière". En cause aussi, les décisions prises après le scandale du Samusocial et notamment la création du NewSamusocial. Ce mercredi 18 avril, le secteur manifestera donc devant le Parlement.

Interpeller les parlementaires

Les associations du mouvement Droit à un Toit ont choisi de manifester ce mercredi 18 avril devant le parlement bruxellois à l’occasion de l’examen en Commission des Affaires sociales du projet d’ordonnance sur le dossier social électronique partagé. Leur objectif est ainsi d’interpeller les politiques sur le sujet du sans-abrisme, le nombre de personnes sans domicile fixe ayant doublé en 10 ans. Le collectif avait déjà défilé en septembre 2017 dans une marche de colère pour demander une "vraie politique de lutte contre le sans-abrisme."

Pour le secteur, un échec politique

Depuis la marche de 2017, le mouvement Droit à un Toit réclame un effort politique en matière de lutte contre le sans-abrisme. Selon lui, la politique engagée ces dernières années a été un véritable échec. Les associations évoquent de nombreuses causes,dont une forme d’opacité dans les arbitrages politiques, le manque de moyens et de concertation avec le secteur ainsi qu’un "manque catastrophique de logements accessibles". De nombreux projets existent pourtant pour aider les personnes sans domicile à se loger, comme Housing First ou Home for Less. Peu après la fin du Plan Hiver, qui a suscité des polémiques suite à la décision de Bruxelles et de certaines communes wallonnes de faire appel à la police en cas de refus des personnes de se rendre en hébergement d’urgence, force est de constater que le problème du sans-abrisme demeure.

- [A lire] : Le Samusocial pour le libre choix des sans-abris

Gérer l’après Samusocial

Le mouvement dénonce aussi les mesures de l’après Samusocial. Suite au scandale de la rémunération de certains des administrateurs de l’ASBL, les ministres Pascal Smet et Céline Fremault ont en effet choisi de créer un NewSamusocial. La nouvelle organisation sera publique et soumise à un contrat de gestion et elle reprendra les missions du Samusocial. En parallèle, la réforme crée une structure de coordination de tous les services d’aide. A ce sujet, le mouvement regrette la création d’une "nouvelle mégastructure dont la position sera dominante."

- [A lire] : Quid de l’« après » Samusocial ?

La rédaction



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