Les travailleurs de l’hôpital Erasme ne sont pas des moutons !

Les travailleurs de l'hôpital Erasme ne sont pas des moutons !

Le personnel hospitalier a tiré la sonnette d’alarme une fois de plus ce mardi 24 septembre bien décidé à continuer leur lutte. En l’absence de changement et de dialogue, les actions sociales s’intensifient. Les professionnels de l’hôpital Erasme ont décidé de mener une action coup de poing en prenant de cours sa direction. En effet, devant l’hôpital, les Blouses Blanches ont emmené des moutons pour interloquer l’opinion. Ils ne sont pas des moutons, et ils tiennent à le dire.

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« On n’est pas des moutons » scande le personnel hospitalier devant l’hôpital Erasme. En ce nouveau mardi des Blouses Blanches, le mouvement cherche à faire perdurer le rapport de force ainsi que la mobilisation en trouvant des initiatives symboliques. Après l’installation de vélo produisant des smoothies lors de la semaine de la mobilité, l’heure est maintenant aux moutons pour symboliser la contestation. Le dialogue est toujours au point mort entre les fédérations d’employeurs et les syndicats santé. Le point de crispation principale émane de la non-signature des conventions collectives, ne cesse de faire monter la tension autour du dialogue social.

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Dire non pour ne plus suivre aveuglement

« On a décidé qu’on n’était pas des moutons, qu’on n’allait pas se laisser conduire à l’abattoir sans réaction. On a été trop gentil. Cela fait des années que le personnel des hôpitaux du pays dit ça suffit. On a trop de travail, on veut être plus, les budgets se réduisent alors que la charge de travail augmente. Là, on va craquer », informe Geneviève Piette, infirmière en soins intensifs à l’hôpital Erasme.

Plusieurs moutons entassés entre trois barrières, voilà l’action symbolique des infirmiers de l’hôpital Erasme en ce mardi 24 septembre dans le cadre des mardis des Blouses Blanches. Faire part de son ras-le-bol et dire aux instances décisionnaires qu’ils ne les suivront plus aveuglement « Notre action s’adresse au personnel hospitalier dans son ensemble, il faut arrêter de dire amen à tout sinon aucune de nos conditions de travail ne changera », proclame Geneviève Piette.

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La colère des travailleurs hospitaliers est à son comble. Ils ne sont pas entendus dans leurs différentes revendications et aucune avancée sur le dialogue sociale n’est à recenser pour le moment. Face à ce dialogue de sourd, le rapport de force semble rester au point mort. Cependant, Evelyne Magerat, secrétaire permanente à la CNE, relativise : « Le mouvement ne s’essouffle pas, il prend juste une forme différente aujourd’hui. On veut signifier aux directions des hôpitaux et à la ministre de la Santé que nous ne sommes pas des moutons. Aujourd’hui, les conditions de travail se sont largement dégradées et on ne peut pas continuer ainsi. La direction nous tient un double discours en nous disant qu’elles ont besoin de nous, mais nous faisant culpabiliser lors des différentes actions ».

Le 24 octobre prochain marquera la journée d’action nationale. Si l’action symbolique des moutons devant l’hôpital Erasme montre la volonté des professionnels de ne plus suivre aveuglement les décisions prises, le rendez-vous national sera hautement important comme le déclare Geneviève Piette « Nous rappelons aussi que le 24 octobre une action nationale sera prévue. On cherche à nous dégoûter, mais le personnel en a ras-le-bol et il ne lâchera pas ».

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B.T.

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