Logement molenbeekois : la SLRB jugée trop laxiste

Logement molenbeekois: la SLRB jugée trop laxiste

Nouveau rebondissement dans l’affaire du Logement molenbeekois. Ce jeudi, le directeur de la Société du logement de Bruxelles-Capitale (SLRB) a dû se justifier devant le Parlement bruxellois.

Le dossier du Logement molenbeekois continue à faire parler  ! Ce jeudi, c’était au tour d’Yves Lemmens, le directeur général de la SLRB, de passer devant la commission parlementaire. Une audition qui n’a pas convaincu les députés. Pendant ce temps-là, un plan d’action sème la discorde entre le conseil d’administration de la Sisp (Sociétés immobilières de service public) molenbeekoise et ses directeur-gérant et président, Alain Bultot et Michel Eylenbosch.

La crise du Logement molenbeekois

Rappelez-vous, en janvier dernier, un audit pointait du doigt la mauvaise gestion du Logement molenbeekois. La société Ernst & Young, chargée de l’audit, dressait une série de dysfonctionnements graves  : procédures d’achat et de marchés publics défectueuses voire inexistantes, problèmes dans le calcul des charges des locataires, arriérés locatifs qui atteignent 2,2 millions d’euros ou, incohérences dans les barèmes salariaux… Céline Frémault, la ministre du Logement, avait alors demandé à la SLRB, l’organe régional de tutelle du Logement molenbeekois, de prendre les mesures qu’il fallait.

Un mois plus tard, la Commission Logement du parlement bruxellois essaye de comprendre les raisons de ce laisser-aller. Après avoir reçu la semaine dernière les auditeurs à l’origine du rapport, elle entendait, hier, Yves Lemmens, le directeur général de la SLRB. Une audition loin d’être convaincante.

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Une attitude jugée laxiste

Certains députés ont, entre autres, dénoncé l’attitude adoptée par la SLRB face aux manquements constatés au sein de la société molenbeekoise. En effet, la SLRB était au courant d’une séries de ces «  faiblesses  », depuis février 2017. « C’est vrai que la SLRB a eu des signaux d’alerte, on est tous d’accord sur le sujet. Mais nous avons tous agi de manière très progressive pour parvenir à notre fin » a essayé de se justifier Yves Lemmens, nous rapporte le journal Le Soir. A l’époque, il avait estimé que l’usage de méthodes plus dures risquait de pousser la Sisp à activer des recours.

D’autres ont pointé le fait que la SLRB n’a pas occupé son mandat d’administrateur garanti au sein des Sisp, alors que c’était elle qui avait demandé son maintien à une époque où il était question de le supprimer. Un mandat qui avait été créé dans le but d’exercer un contrôle supplémentaire sur les Sisp.

Un plan d’action approuvé… ou pas  !

Pendant ce temps-là, un vent de discorde plane au Logement molenbeekois. La cause  ? Un plan d’action envoyé à la SLRB, son organe tutelle, par le directeur et le président de la Spip molenbeekoise. Un plan d’action qui n’aurait pas reçu l’approbation de son CA. Ce dernier n’aurait fait qu’approuver l’envoi pour avis du plan d’action en question mais pas son contenu en tant que tel.

En attendant d’y voir plus clair dans cette histoire, le CA de la SLRB va se prononcer lundi sur la gravité des faits révélés au sein de la Sisp et va évaluer l’ampleur des mesures à prendre. Le directeur, Yves Lemmens, a, entre autres, évoqué la possibilité de se substituer aux instances du Logement molenbeekois le temps d’y remettre de l’ordre.

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