AIS : 15.000 ménages en liste d’attente

AIS : 15.000 ménages en liste d'attente

La Fédération des Agences Immobilières Sociales bruxelloises (FEDAIS) tire la sonnette d’alarme. Il manquerait 15.000 habitations pour loger les ménages mis sur les listes d’attente.

Créées il y a 20 ans, les agences immobilières sociales ont le vent en poupe. Et, pourtant, il faudrait 15.000 nouveaux logements pour la répondre à la demande de FEDAIS. Un nombre impressionnant en comparaison aux 5.500 logements actuellement gérés par les AIS bruxelloises. Raison pour laquelle la fédération invite les propriétaires à envisager une nouvelle manière de louer leurs biens.

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AIS  : socialiser le marché locatif

D’un côté, les AIS proposent aux locataires un logement de qualité à un prix référentiel. Selon la ministre Céline Frémault, la ministre du Logement, ils proposent «  une réponse toute prête et durable au problème du logement pour les personnes à revenus modestes ». De l’autre, «  en échange d’un loyer inférieur au prix du marché, le propriétaire est assuré d’une tranquillité de gestion et reçoit de nombreux services et garanties (paiement assuré du loyer, gestion locative sans souci, entretien du bien, aide à la rénovation, exonération du précompte immobilier…)  ». C’est ça, la promesse FEDAIS. Un système gagnant-gagnant qui a déjà séduit 5.500 propriétaires, dont plus de 500 ASBL.

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Le prix de la tranquillité

Chaque année, plus de 300 logements rejoignent l’aventure. En 2018, la croissance a même atteint 750 nouvelles unités, confie FEDAIS au journal l’Echo. Pourtant, beaucoup de propriétaires restent réticents. L’une des raisons est que la tranquillité a un coût. Si l’on estime une perte de revenus de 25%, dans certaines communes, l’écart s’ouvre dans les quartiers aux loyers plus élevés. La possibilité de majoration les loyers perçus dans ces zones, mise en place par Céline Fermault en 2016, n’a pas encore l’effet escompté.

Le coup de pouce de la Région

Afin d’aider à la mise en place des AIS, la Région de Bruxelles-Capitale n’a pas lésiné sur les subsides. Ils sont à hauteur de 15.282 millions d’euros en 2018. Pour la ministre du Logement, interrogé par Belga, «  le secteur des AIS joue à mes yeux un rôle fondamental dans la politique du logement à Bruxelles.  » «  J’en ai eu la conviction dès le départ : cet outil doit être favorisé un maximum. Le budget relatif aux AIS est en constante augmentation  », ajoute-t-elle. Un coup de pouce toutefois inutile si la FEDAIS n’arrive pas combler l’écart entre l’offre et la demande.



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