Personne suicidaire : voici les attitudes à privilégier en entretien

Personne suicidaire: voici les attitudes à privilégier en entretien

Le centre de référence de prévention suicide dédié aux professionnels a publié sur son site internet un guide de bonnes pratiques à destination des travailleurs du secteur psycho-médico-social. Comment gérer des personnes aux idées suicidaires en entretien ? La réponse, c’est ici !

Tout professionnel du secteur psycho-médico-social peut se retrouver un jour, dans le cadre de son travail, face à une personne qui menace de mettre fin à ses jours. Face à cette situation critique, il n’est pas toujours simple de trouver les bons mots ou les attitudes adéquates. Voilà pourquoi le centre de référence de prévention suicide dédié aux professionnels vient de publier des clés d’action précieuse pour les travailleurs du secteur. Il a ainsi listé les attitudes à privilégier et celles à éviter.

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Prendre en compte son mal-être

Première recommandation et non des moindres : écouter la personne en souffrance sans la juger. Le but est vraiment de prendre en compte son mal-être.

Ensuite, le Centre préconise aux professionnels de proposer à la personne de l’accompagner dans sa recherche d’aide. Un large spectre de personnes peut ainsi lui tendre la main : le médecin-traitant, la famille, un proche, des psychologues, des psychiatres ou encore le Centre de prévention du suicide et d’accompagnement « Un pass dans l’impasse » (081/777.150). En parallèle, il est aussi bon de fournir à la personne suicidaire les numéros des lignes d’écoute spécialisée en la matière : Télé-Accueil au 107, Ecoute-Enfants au 103 ou encore Centre de prévention du suicide de Bruxelles au 0800/32.123. Pour rappel, ces services sont gratuits, accessibles à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit et respectent l’anonymat des appelants.

Rayon bonnes pratiques, il est aussi conseillé aux travailleurs du secteur de ne pas porter seuls sur leurs épaules tout le poids de la détresse exprimée par la personne. Ils ont ainsi la possibilité de se tourner vers des professionnels de la santé si le citoyen suicidaire décline toute assistance.

« Si vous êtes inquiet et que vous estimez que le danger est grave et imminent, contactez directement un professionnel susceptible d’évaluer la situation avec vous (médecin traitant, « Un pass dans l’impasse » …) et de vous accompagner dans les mesures à prendre », conseille encore le Centre.

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Banaliser la souffrance ou la dramatiser : à proscrire !

Si certaines attitudes sont à privilégier, d’autres sont à bannir. Il convient, par exemple, de ne pas mettre en doute les intentions de la personne suicidaire ni de comparer sa situation avec une autre dans une tentative de dédramatisation. Recourir à la morale pour responsabiliser n’est également pas une réponse à avoir face à une situation si sensible. Et, non, il ne faut pas non plus positiver à tout prix ou au contraire se laisser envahir par le fatalisme.

Les professionnels du secteur psycho-médico-social tâcheront également de ne pas juger l’acte en le qualifiant, par exemple, de bêtise ou de geste d’une grande lâcheté. Banaliser la souffrance ou la dramatiser est à proscrire ! Dernier conseil : ne vous laissez pas enfermer dans un secret !

E.V.



Commentaires - 1 message
  • Merci à vous E.V. pour ce rappel des bases qu'il convient d'avoir qu'on soit professionnel ou pas.

    Q. Vassart jeudi 25 avril 2019 11:05

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