Réforme des milieux d’accueil : financement revu à la hausse

Réforme des milieux d'accueil : financement revu à la hausse

La réforme des milieux d’accueil, menée par la ministre Alda Greoli, poursuit deux buts principaux  : renforcer la mixité dans les crèches mais aussi leur accès. L’objectif est de permettre à tous les parents, travailleurs ou non, de faire garder leur enfant. Pour se faire, les structures d’accueil peu subventionnées recevront à l’avenir plus d’argent de la Fédération.

Le projet de décret de la Ministre de l’Enfance, Alda Greoli (cdH), a été adopté en deuxième lecture le 23 janvier, par le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Ce «  pacte d’excellence  » de la petite enfance prévoit la modernisation et la simplification des milieux d’accueil de la petite enfance. Le journal Le Soir en révèle les grandes lignes.

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Un refinancement pour plus de mixité sociale

La réforme a deux objectifs liés  : améliorer la mixité social et l’accès aux crèches. Selon la ministre de l’Enfance, interrogée par le Soir, « la mixité est le plus grand facteur de réduction des risques d’inégalités, et c’est dès la crèche que ça doit commencer ; tant pour les enfants que pour les parents qui se rencontrent ».

Pour y arriver, la réforme prévoit une hausse du financement des milieux d’accueil pour l’instant peu subventionnés par la Fédération. Cette augmentation vise les haltes d’accueil et les maisons communales de l’enfance. Elles devraient obtenir, à terme, le même subventionnement que les crèches (70%). 6 millions d’euros ont déjà été débloqués, pour 2019 et 2020, afin de soulager les structures les plus fragilisées.

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Une nouvelle répartition des subventions

La réforme prévoit une nouvelle répartition des subventions, ayant, elle aussi, pour but de renforcer la mixité sociale. Quatre paliers de financements ont été imaginés. Deux d’entre eux, dits renforcés, sont calculés par rapport au pourcentage d’enfants en situation d’urgence sociale ou de handicap (entre vingt et quatre-vingts pourcents). Les subsides fluctuent en fonction du public ayant recours à la crèche, et de sa fragilité. « La réforme ne prévoit volontairement pas l’éventualité d’un taux de 100 % de public précaire. Et ce, afin d’éviter les crèches ghetto », souligne Alda Greoli.

La socialisation des bébés

Finalement, la participation financière des parents sera revue à la baisse, selon les situations. Cette dernière était déjà relative aux revenus des parents. Avec la réforme, les faibles et moyens revenus auront droit à une aide supplémentaire. Pour les ménages plus aisés, rien ne change. Elle espère ainsi encourager l’accès de tous les parents à un milieu d’accueil, peu importe leur situation. Cette aide vise à « permettre à leurs enfants de participer à une démarche de socialisation », conclut la ministre de l’Enfance.

Une réforme qui satisfait le secteur de la petite enfance, même s’il ne mesure pas encore pleinement ses conséquences.

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