Un compromis pour les agents pénitentiaires !

Un compromis pour les agents pénitentiaires !

Les 3 organisations syndicales qui représentent les agents pénitentiaires ont approuvé jeudi 22 février le protocole pour contrer le sous-effectif dans les prisons, réalisé avec le ministre de la Justice Koen Geens. La Confédération des Syndicats Chrétiens (CSC), son équivalent néerlandais l’ACV et la Centrale Générale des Services Publics (CGSP) formulent toutefois des conditions.

Suite aux 2 grèves de 32 heures des agents pénitentiaires dans toutes les prisons du pays, un compromis a été signé avec le ministre fédéral de la Justice Koen Geens. Si les 7.000 équivalents temps plein désirés par les syndicats ne seront pas accordés, des mesures seront tout de même prises pour contrer le sous-effectif. Les organisations syndicales ont donc accepté le compromis sous certaines conditions.

Des engagements pour contrer le sous-effectif

Selon Le Vif, le texte du protocole garantit un objectif de 6.825 équivalents temps plein. Pour y parvenir, chaque membre du personnel qui quitte un établissement pour lequel l’objectif n’est pas atteint sera remplacé grâce à un système de réserve de recrutement de 50 agents tous les mois, dans lequel les prisons pourront puiser à partir de mars. 80 agents seront aussi recrutés immédiatement et un état des lieux est prévu pour septembre. Les promotions seront aussi rendues à nouveau accessibles à partir du mois de juin. Enfin, le compromis évoque le problème du manque de personnel médical et promet que 50 postes seront déclarés vacants.

La ministre du Budget Sophie Wilmès a assuré que ces engagements seraient "couverts par le budget général de l’Etat."

Les syndicats restent sur leurs gardes

Malgré les engagements du ministre de la Justice, les organisations syndicales émettent quelques réserves. Claudine Coupienne, secrétaire permanente de la CSC Services publics, déclare ainsi au Vif : "Les engagements sont déjà minimalistes par rapport aux attentes. Si on constate lors de l’évaluation en septembre que le timing n’a pas été respecté, on déposera tout de suite un préavis pour entamer des actions." La CSC réclame aussi un cadastre des travaux à effectuer dans les prisons.

Quant à la CGSP, elle demande à ce que l’engagement des 6.825 équivalents temps plein soit respecté et qu’on ne descende plus en dessous de ce chiffre. Elle demande aussi un monitoring sur le respect du protocole d’ici juin.

Des protestations de longue date

La question des sous-effectifs pour les agents pénitentiaires fait polémique depuis longtemps dans les prisons. En effet, une longue grève avait déjà eu lieu en 2016. Koen Geens s’était engagé à accorder 7.000 équivalents temps-plein, chiffre sur lequel il est revenu. En ce qui concerne le personnel médical, il s’était aussi mis en grève en 2013 suite au non-paiement de certaines prestations. Aujourd’hui, l’enjeu de la santé en milieu carcéral semble mieux considéré au niveau bruxellois où Cécile Jodogne en a fait une priorité dans son plan de promotion de la santé.

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